« L’Irak a besoin de capitaux étrangers et de nouvelles technologies (...) ainsi que de lois et réglementations qui attirent les investissements étrangers nécessaires », a déclaré la conseillère de la coalition au ministère irakien du Commerce, Mme Robin Raphel.
Mme Raphel intervenait devant quelque 500 hommes d’affaires irakiens participant à un séminaire sur « le rôle du secteur privé en Irak de la nouvelle ère », organisé par la Fédération des chambres de commerce d’Irak.
Des discussions entre Irakiens et Américains sont en cours pour élaborer, selon elle, un code des investissements étrangers et identifier « les secteurs prioritaires » dans un pays ancré pendant des décennies dans une économie dirigiste qui, de surcroît, a été fragilisée par près de 13 ans de sanctions internationales (1990-2003).
La coalition cherche à « stimuler le commerce et l’investissement et à promouvoir une politique conforme aux principes d’une économie de marché », a ajouté Mme Raphel.
« Ainsi, l’Irak pourrait s’insérer dans la mondialisation et adhérer éventuellement à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) », a-t-elle poursuivi, soulignant que le secteur privé était appelé à « jouer un rôle clé » dans le processus de relance économique et de création d’emplois pour enrayer le chômage, frappant plus de 50 % de la population active.
Mme Raphel a annoncé que la coalition allait autoriser les Irakiens à obtenir des concessions de firmes étrangères, une perspective qui était limitée exclusivement aux cercles du pouvoir et aux milieux qui leur étaient proches.
En outre, l’exonération douanière décidée jusqu’à fin décembre par la coalition « nous donne le temps de réfléchir et de nous consulter sur un nouveau système commercial approprié », a-t-elle indiqué, affirmant que des efforts étaient en cours pour la remise en état des postes frontières.
« Nous travaillons aussi très dur pour rouvrir l’aéroport international de Bagdad au trafic commercial, et cela pourra intervenir dans les deux prochaines semaines », a dit la responsable de la coalition, faisant remarquer qu’« il y aura, dans un premier temps, un nombre limité de vols ».

