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Coupe des confédérations : un laboratoire pour l’arbitrage

Souvent mis en cause lors du dernier Mondial en Corée du Sud et au Japon, l’arbitrage va faire l’objet d’une attention toute particulière de la part de la Fédération internationale (Fifa) à l’occasion de la Coupe des confédérations, organisée en France du 18 au 29 juin.
La mise en place d’un trio arbitral « de même langue ou de même culture footballistique » et l’utilisation d’oreillettes figurent ainsi parmi les deux principales nouveautés qui seront testées en France.
Pour prendre ce problème à bras-le-corps dans la perspective du Mondial 2006 en Allemagne, une structure technique a été mise en place à la Fifa avec pour objectif d’améliorer la qualité du jeu et lutter contre les tricheries.
L’ancien arbitre international espagnol José Maria Garcia Aranda et le dirigeant de la Fifa Hans-Ulrich Schneider ont ainsi été chargés de tirer les conséquences des polémiques enregistrées lors du dernier Mondial.
La limite d’âge des arbitres internationaux reste officiellement fixée à 45 ans, mais, « conscients du temps et des efforts nécessaires pour infléchir les tendances (...) si l’on veut que les meilleurs officient en 2006 », les responsables ont décidé de se concentrer sur les arbitres de 42 ans au plus cette année.
Pour la Coupe des confédérations, neuf arbitres et dix-huit assistants sont convoqués alors qu’ils étaient soixante-douze en Asie. Pour améliorer la communication, l’idée est d’associer un arbitre à ses assistants de manière systématique. Le but est « de créer une osmose entre les trois hommes de terrain afin d’améliorer la cohérence et la vitesse des décisions prises pendant le match ».
Ainsi, un trio béninois, un autre uruguayen, mais aussi un trio composé de deux Allemands et d’un Polonais, ou encore une triplette Iran-Maldives-Japon, seront constitués durant la Coupe des confédérations.

Sévérité accrue
La compétition verra également l’apparition des oreillettes sur le terrain, les quatre arbitres restant en liaison radio tout le long du match « afin de permettre à l’arbitre de champ d’intervenir plus rapidement et avec une réponse forcément plus appropriée », explique Schneider. Mais ces conversations ne seront ni enregistrées ni retransmises.
Ces innovations ne font pas oublier aux responsables de l’arbitrage les « fléaux » du football moderne, comme la simulation et le tirage des maillots dans les surfaces de réparation, sur les corners ou les coups francs, contre lesquels la Fifa a donné pour consigne de faire preuve d’une sévérité accrue.
Enfin, « il y aura les consignes habituelles qui sanctionnent le jeu dangereux et la violence sur les terrains. Mais les arbitres jugent de mieux en mieux la situation. Nous continuerons à avancer dans ce domaine », tranche José Maria Garcia Aranda.
Ce n’est peut-être pas encore le cas du hors-jeu passif « une règle qui existe déjà mais qui est très difficile à bien appliquer, le règlement précisant que la notion de passivité doit être appréciée par l’arbitre », souligne M. Garcia Aranda.
Un débriefing complet avec les arbitres aura lieu dès le lendemain de chaque rencontre, images à l’appui. « Le but est d’associer les acteurs de l’arbitrage aux décisions prises par les responsables de la Fifa pour améliorer le jeu (...) afin que notre volonté d’améliorer la qualité du jeu ne reste pas un vœu pieux », explique M. Garcia Aranda.
Souvent mis en cause lors du dernier Mondial en Corée du Sud et au Japon, l’arbitrage va faire l’objet d’une attention toute particulière de la part de la Fédération internationale (Fifa) à l’occasion de la Coupe des confédérations, organisée en France du 18 au 29 juin.La mise en place d’un trio arbitral « de même langue ou de même culture footballistique » et l’utilisation d’oreillettes figurent ainsi parmi les deux principales nouveautés qui seront testées en France.Pour prendre ce problème à bras-le-corps dans la perspective du Mondial 2006 en Allemagne, une structure technique a été mise en place à la Fifa avec pour objectif d’améliorer la qualité du jeu et lutter contre les tricheries.L’ancien arbitre international espagnol José Maria Garcia Aranda et le dirigeant de la Fifa Hans-Ulrich...