Trois victoires en autant de rencontres, les coéquipiers de Jackson Richardson ont évité les différents écueils proposés par l’Algérie, vice-championne d’Afrique en titre, la Hongrie, 6e du Mondial 2003, et le Danemark, médaillé de bronze de l’Euro 2002.
Malgré la fatigue emmagasinée par certains, notamment les Montpelliérains qui ont mené une longue campagne avant de conquérir la Ligue des champions, les hommes de Claude Onesta, médaillés de bronze du Mondial 2003, ont su puiser dans leurs ressources.
« C’est une période de la saison où il faut se garder d’avoir des analyses trop tranchées, a estimé le sélectionneur français. Quand on n’est pas très bons ou pas en grande forme, il faut jouer sur d’autres critères. Ça fait partie de l’expérience qu’une équipe doit engranger pour mieux gérer les derniers ballons. »
Peu importait la manière. Seule la victoire et la consolidation du capital confiance comptaient une semaine avant les matches de barrage.
En cela, les matches du week-end auront été instructifs, notamment celui contre l’Algérie, challenger de la compétition, qui a fortement inquiété les Bleus comme la Grèce pourrait à son tour le faire dans quelques jours. La rencontre, remportée 27-25 par les Français, leur aura servi d’avertissement.
« On a tendance à croire à tort que l’Algérie est une formation faible, admet Onesta. Elle a une génération de joueurs qui peut lui permettre de jouer un rôle sur la scène internationale. Peut-être que cela relativise notre prestation du premier jour. Comme les autres, nous sommes tombés dans le piège. »
Après l’avertissement algérien, le combat physique remporté relativement facilement (30-25) face à la Hongrie et ses forts gabarits est venu comme un soulagement, d’autant que les Hongrois préparent eux aussi leurs matches de barrage (contre la Macédoine) pour la phase finale de l’Euro.
La performance de la Hongrie (dernière du tournoi) reste cependant à relativiser en l’absence de ses deux pièces maîtresses, Nagy et Perez. Sans leurs gâchettes arrières, les Magyars se sont reposés sur les seules épaules du jeune Buday, 22 ans, qui malgré le titre de meilleur buteur n’a pu compenser le manque de créativité de sa sélection.
Finale annoncée, le France-Danemark a tenu ses promesses. Bien décevants, les Scandinaves, seulement 9e du Mondial 2003, ont montré un profil bien plus séduisant, offrant une opposition de qualité.
Un rodage intéressant avant d’affonter la Grèce, qui, à l’image du club hellène de Vérias, bourreau de Créteil en demi-finale de la Coupe Challenge cette saison, va certainement attendre avec une grande motivation les doubles champions du monde français.

