Par Élie MASBOUNGI
La gastronomie libanaise
à la Grande Épicerie du Bon Marché
La Grande Épicerie du Bon Marché de Paris vient d’ouvrir ses portes aux produits artisanaux libanais, en l’occurrence les confitures, sirops et autres friandises de la maison « Mymouné », laquelle s’est vu offrir un étalage spécial dans ce gigantesque temple de la gastronomie qui accueille tous les jours une dizaine de milliers de visiteurs. À cette occasion ont été organisées deux journées de présentation et de dégustation de ces produits à cent pour cent naturels, qui se sont traduites par une belle affluence devant le stand Mymouné. Vedettes incontestées de cette prise de contact à vaste échelle : la confiture de roses et l’eau de fleur d’oranger, que le public français commence à découvrir et dont il apprécie les bienfaits.
Le succès de cette opération repose en partie sur l’excellente réputation dont jouissent, en France, les fruits du Liban. De même, la cuisine libanaise se porte très bien à Paris et ce thème figurait en bonne place dernièrement dans le supplément Fémina du Journal du Dimanche, où l’on pouvait lire un appétissant commentaire de Youmna Goraieb, cofondatrice de « Mymouné », sur la bonne « mouloukhieh » de chez nous.
Adriana Carembeu marraine
du tourisme libanais
En posant sur un ponton de Cannes avec Serge Akl, directeur de l’Office du tourisme du Liban, Adriana Carembeu a lancé la saison des festivals de l’été 2003 au Liban. La belle Slovaque des podiums parisiens, qui s’est rendue plusieurs fois au Liban à titre privé, parraine ainsi la saison touristique libanaise. Le bureau de l’OIT a diffusé, en avant-première des croisières d’été, une brochure proposant aux amis français et européens du Liban des séjours de six à huit jours à partir de 914 euros. De son côté, la MEA reprendra à partir du 26 courant ses vols saisonniers directs Beyrouth-Nice à une fréquence hebdomadaire mais qui deviendra bihebdomadaire à partir du 14 juillet prochain.
La gastronomie au secours de l’éducation
Le tout dernier relais gastronomique libanais de Paris est le nouveau restaurant Noura. Une magnifique salle de 160 places qui vient d’être inaugurée dans le quartier de l’Opéra avec un snack, un salon de thé et un comptoir de sandwiches à emporter.
Par ailleurs, le patron de la chaîne Noura, Jean-Paul Bou Antoun, organise le 14 juin courant une soirée orientale au profit de l’association « Kaakour », du nom de son village natal, où une école est en instance de fermeture en raison de difficultés financières.
L’association espère recueillir suffisamment de fonds pour assurer la pérennité de l’établissement.
« Les diamants du futur » de Cynthia Sarkis
Sur le thème des « Diamants du futur », Cynthia Sarkis-Perros a réuni sur la Croisette, au cours du récent festival de Cannes, six actrices habillées et parées par différents couturiers et joaillers.
C’est ainsi que Helena Noguerra, Elsa Kikoine, Noémie Lenoir, Roxane Mesquida, Zoé Félix et Linda Hardy, maquillées par Christian Dior, ont arboré des robes et parures de Chanel, Gianfranco Ferré, Harry Winston et Escada.
Vingt-trois éditeurs au Salon
euro-arabe de l’Ima...
Vingt-trois éditeurs libanais sont attendus au septième Salon euro-arabe du livré prévu à l’Institut du monde arabe (10 au 15 juin). Par ailleurs, Souheil Idriss (Dar al-Adab), Shirine Kreidieh (Asala) et Riad Rayès (Day Riad Rayès) interviendront ce mercredi dans le cadre d’une journée professionnelle sur l’état des lieux de l’édition arabe.
L’Algérie est l’invitée d’honneur de cette manifestation et de nombreuses conférences seront consacrées à ce pays.
Enfin, l’hebdomadaire al-Watan al-Arabi éditera pour l’occasion un supplément sur la jeunesse et la lecture dans le monde arabe.
... Mais un seul Libanais
au Festival de musique
Par contre, le Liban n’est pas très présent au 4e Festival de musique de l’Ima où des groupes et artistes de divers pays arabes sont représentés, notamment l’Égypte, l’Algérie, les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Maroc et la Syrie aux côtés de la France, de la Turquie et de la Grèce.
Seul un percussionniste libanais, Habib Yammine, figure à l’affiche de cette manifestation.
Le premier « masculin » de Mauboussin
C’est en présence de Patrick Mauboussin que Diana de Silva a présenté, en avant-première et pour la presse exclusivement, le nouveau parfum Mauboussin Homme. Cela s’est passé mercredi dernier, au cours d’une journée « portes ouvertes » à l’hôtel d’Évreux, place Vendôme. Le jus, signé Alberto Morillas, est un oriental fleuri et le flacon réalisé par Thierry Baschmakoff prend la forme d’une grande voile dans les tons violets avec un embout vaporisateur gris hématite. Le produit sera sur les marchés libanais et arabes d’ici à deux mois.
Le « Mémorial » de Joseph Chami
C’est ce jeudi que notre confrère Joseph Chami signera les trois premiers tomes de son Mémorial du Liban (Prix Phénix 2002 de littérature) au cours d’un cocktail dans les locaux de l’Office du tourisme du Liban, rue du Faubourg Saint-Honoré.
Il s’agit d’un ouvrage unique de références qui se veut une synthèse chronologique de l’évolution du Liban moderne.
Les volumes sont intitulés Du Mont-Liban à l’Indépendance (1861 à 1943), Le mandat Béchara el-Khoury (1943 à 1952) et Le mandat Camille Chamoun (1952 à 1958).
Dîner-dégustation
Avant ses dîners gastronomiques français de Moscou et de Beyrouth en présence de chefs renommés et des grands crus de l’Hexagone, Yves Sacuto et son magazine Vins et gastronomie ont accueilli une trentaine de journalistes français et étrangers pour un dîner-dégustation, mercredi dernier au Park Hyatt de la place Vendôme. Au menu : du caviar d’Aquitaine, de grosses langoustines Loctudy, un filet de bœuf « Maine Anjou » arrosés de champagne Montadon, d’un rouge Château Leoville Poyferré, d’un blanc Château Rasque. Le tout couronné d’un armagnac Boignières : Folle Blanche. De quoi donner déjà l’eau à la bouche aux fins gourmets libanais.
« Byzance-sur-Seine »
Le premier numéro du magazine Byzance, édité par notre consœur franco-libanaise Désirée Aziz, est dans les kiosques. Au sommaire : un édito qui annonce la couleur (une passerelle entre Orient et Occident, déclinée dans la décoration, la culture, le tourisme, la gastronomie, la beauté, la mode et l’artisanat), un reportage sur Edgar Chaya, un ancien agent de change qui a ressuscité la fabrique de carreaux de ses grands-parents, une interview de l’écrivain Daniel Rondeau et des incursions dans de magnifiques palais français et des villas de la montagne libanaise.
Plus d’un talent dans la famille
Ysabel Saïah-Baudis vient de révéler un talent d’auteur qui n’a rien à envier à celui son époux Dominique Baudis.
Elle vient de publier aux éditions du Chêne un ouvrage intitulé Haram, sous-titré « Itinéraire des femmes orientales » et illustré de calligraphies de Henri Renoux et de tableaux empruntés à des musées et des collectionneurs privés. Un véritable voyage dans le quotidien mystérieux de la femme orientale avec des chapitres aux noms aussi évocateurs que « Harem », « Hammam », « Rendre fou d’amour » ou « Dar al-Baraka ».


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