L’Angleterre, désormais deuxième de son groupe 7 derrière la Turquie, affronte la Slovaquie, battue samedi par les demi-finalistes de la dernière Coupe du monde.
L’Italie, deuxième du groupe 9, doit réduire son retard de cinq points sur l’étonnant leader gallois à l’occasion de son déplacement en Finlande, qui n’est qu’à un point des Azzurri. Les deux équipes ne jouaient pas lors de la précédente journée des éliminatoires samedi. L’Espagne et l’Allemagne, respectivement battue par la Grèce (1-0) et accrochée par l’Écosse (1-1) samedi, doivent absolument redorer leur blason, ce qui paraît plausible au vu de leur adversaire.
La Mannschaft, leader du groupe 5, est opposée aux îles Féroé et la Seleccion se déplace en Irlande du Nord pour le compte du groupe 6.
La situation est claire aux yeux du sélectionneur d’Angleterre Sven-Goran Eriksson, qui devra composer sans son capitaine David Beckham, suspendu, et sans les défenseurs centraux Rio Ferdinand et Sol Campbell, blessés.
« Mercredi, nous devons gagner, c’est la seule chose qui importe. La situation dépend de nous et j’espère que nous pourrons nous rendre en Turquie (pour le dernier match qualificatif en octobre) en bonne position », dit-il.
Match piège
pour les Italiens ?
L’Italie risque beaucoup contre les Finlandais, qui seront remontés à bloc après leur victoire 3-0 contre la Serbie et Monténégro.
Les Azzurri viennent cependant d’engranger quatre victoires de rang en éliminatoires ou en amical, dont une victoire à domicile 2-0 contre les Finlandais. L’entraîneur Giovanni Trapattoni devrait aligner Alessandro Del Piero et Francesco Totti derrière Bernardo Corradi pour pallier l’absence de son buteur blessé Christian Vieri.
« Nous y allons pour gagner parce que nous traversons une bonne période. Si nous n’y parvenons pas, il restera les matches de barrage, même si à mon âge, je n’ai pas vraiment envie de passer un examen de rattrapage en novembre », a déclaré le Trap. L’Espagne se remet doucement de son revers contre la Grèce, première défaite à domicile en match éliminatoire de l’Euro depuis 1991 (contre la France). « Il fallait bien que ça arrive un jour ou l’autre », a résumé, fataliste, l’attaquant Raul. « J’attends avec impatience le prochain match parce que je suis convaincu que c’était un jour de malchance et que nous sommes une bien meilleure équipe que la Grèce. »
Les Espagnols doivent battre l’Irlande du Nord, lanterne rouge du groupe avec un point en quatre matches, s’ils veulent rester devant les Grecs et les Ukrainiens, qui s’affronteront mercredi. L’Allemagne prendra le contrôle du groupe 5 si elle s’impose aux îles Féroé, mais la Lituanie restera en course pour la première place si elle bat l’Islande. Dans le groupe 2, le Danemark et la Norvège seront opposés respectivement au Luxembourg et la Roumanie. Les deux matches permettront peut-être de trancher entre les voisins scandinaves qui se partagent les commandes de la poule avec 10 points après la défaite des Norvégiens face aux Danois samedi.
Au total, 18 matches auront lieu mercredi avant la reprise des matches en septembre. Outre le Portugal, pays hôte qualifié d’office, le premier de chacun des 10 groupes est qualifié pour l’Euro 2004. Les cinq autres places sont attribuées aux vainqueurs des matches de barrage entre les deuxièmes de chaque poule.

