Phil Buck et les sept autres membres d’équipage du bateau entendaient prouver par leur exploit que les empires précolombiens sud-américains avaient pu coloniser certaines parties de la Polynésie. Ils avaient appareillé des côtes chiliennes voici deux mois et demi et espéraient désormais atteindre l’Australie dans les six mois.
L’équipage a atteint l’île de Pâques à bord de ce navire de 18 mètres de long, en forme de croissant, au cours du week-end dernier. L’île de Pâques se trouve à 4 580 kilomètres du Chili continental mais le trajet qu’ils ont effectué n’équivaut qu’à un quart de ce qu’ils entendaient couvrir au total.
Buck a préféré de ne pas poursuivre en direction de l’Australie, en raison des dégâts subis par le navire, baptisé Viracocha II (dieu du soleil, en langue aymara), écrit la presse chilienne. Il restait à l’équipage 18 300 kilomètres à parcourir jusqu’à l’Australie.
« Nous pourrions continuer, mais guère plus de 800 kilomètres. Pourquoi nous mettre ainsi en danger ? Nous sommes déjà fiers d’être arrivés à l’île de Pâques à bord d’un navire qui n’était pas en bon état », a déclaré Buck, 39 ans, biologiste du Massachusetts, au journal chilien La Segunda.
Buck n’en est pas à son coup d’essai, puisqu’il a déjà réussi la traversée Chili-île de Pâques en 2000 à bord d’un bateau en roseau. Il compte désormais revenir sur les rives du lac Titicaca, en Bolivie, pour y trouver de nouveaux roseaux destinés à la construction du Viracocha III, écrit le journal en ligne El Mostrador.
Autre expédition ratée : celle de deux Britanniques qui ont été secourus par un bâtiment de la marine australienne après avoir essuyé une tempête. Tous deux cependant n’excluent pas de tenter de nouveau de traverser l’océan Indien à la rame, malgré les épreuves qu’ils viennent de subir.
Mike Noel-Smith, 45 ans, et Rob Abernethy, 30 ans, ont passé 44 jours à ramer dans l’océan Indien avant d’être confrontés à d’énormes vagues et à des vents violents. Noel-Smith, victime d’un choc à la tête, ayant besoin de soins médicaux, les deux hommes ont lancé un appel au secours.
Le ministère australien de la Défense a envoyé un bâtiment, le HMAS Newcastle, à la rencontre des deux hommes, avec lesquels un contact radio était maintenu.
Ils avaient quitté le nord-ouest de l’Australie fin avril à destination de l’île de la Réunion dans l’intention de battre le record de 64 jours pour la traversée de l’océan Indien à la rame, établi en 1971 par le Suédois Anders Svedlund. Ils voulaient être d’autre part les premiers Britanniques à accomplir cette traversée.

