« Les identités de douze personnes parmi celles qui ont perpétré les attaques terroristes contre trois complexes résidentiels à Ryad ont été établies grâce à des investigations intensives et des tests d’ADN », selon un communiqué du ministère de l’Intérieur publié par l’agence Spa. Le communiqué donne la liste de douze hommes, incluant cinq membres d’une cellule de 19 terroristes présumés liés au réseau el-Qaëda et recherchés par les autorités saoudiennes.
Les dix-neuf individus – 17 Saoudiens, un Yéménite et un Canadien d’origine irakienne – figurant sur cette liste, publiée début mai, sont soupçonnés de planifier « des actes terroristes » dans le royaume.
Le ministère a également affirmé que le 24 mai, les forces de sécurité avaient saisi dans une maison à Kharj, à 80 km au sud de la capitale, deux sacs remplis de 128,4 kilogrammes de RDX, un produit hautement explosif. Des troupes américaines sont stationnées dans cette région.
Deux jours après les attentats, le ministère avait indiqué qu’au moins neuf des corps retrouvés sur les lieux des explosions étaient ceux des auteurs des attentats, en précisant que les victimes étaient sept Saoudiens, sept Américains et le reste de diverses nationalités. Deux autres Américains devaient succomber plus tard à leurs blessures.
Dans des déclarations publiées samedi par le quotidien Okaz, le ministre de l’Intérieur, le prince Nayef ben Abdel Aziz, a affirmé que les services de sécurité avaient arrêté 25 personnes soupçonnées d’implication dans le triple attentat-suicide de Ryad. Le cerveau présumé des attentats, Ali Abdelrahmane al-Ghamdi, dont l’arrestation avait été annoncée par la presse saoudienne dans des raids menés par la police la semaine dernière à Médine, est également toujours en fuite, selon le ministre.

