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David Beckham, icône médiatique et argument marketing

David Beckham, qui répète pourtant vouloir rester à Manchester United continue d’alimenter la rubrique transferts des pages sport de la presse britannique, assurée d’améliorer ses ventes dès qu’elle fait sa une sur le capitaine anglais. Adepte des changements de coupes de cheveux, homme-sandwich pour une marque de téléphone cellulaire, mannequin pour un couturier londonien, Beckham fait presque plus parler de lui en dehors que sur les pelouses, à l’issue d’une saison marquée par un nouveau titre de champion d’Angleterre mais aussi par une performance en demi-teinte en quart de finale de la Ligue des champions contre le Real Madrid. Sportif le plus riche d’Angleterre, avec un salaire annuel de 15 millions d’euros, « Becks » est avant tout pour son club le meilleur argument marketing. MU, qui a ouvert des boutiques jusqu’en Asie, y vend surtout des maillots floqués au nom de son numéro 7. Si d’aventure le milieu de terrain prenait cet été la direction de l’Espagne (le FC Barcelone serait sur les rangs) ou de l’Italie (Milan AC), les experts estiment que pour son nouveau club, le coût de son transfert serait couvert en un an par la vente d’objets dérivés et les droits d’image. La saga de son éventuel départ, malgré les démentis du joueur et de son propre père, associée à l’arrivée à MU du Brésilien Ronaldinho, est en tout cas largement exploitée par les tabloïds. La plupart d’entre eux ont constaté que si les unes sur la famille royale anglaise ne faisaient plus recette, un titre sur Beckham et sa femme « Posh » Victoria, ex-chanteuse des Spice Girls, dopait les ventes en moyenne de près de 30 %. Icône médiatique, « sans réel rapport avec sa véritable valeur sportive », avait jugé The Times, au lendemain de sa médiocre prestation face au Real Madrid, Beckham est bien devenu un phénomène de société. L’université anglaise de Sheffield a mené des recherches sur son expertise du coup-franc. Deux autres chercheurs lui ont consacré une thèse : « Beckham ou un seul tout : gloire, virilité et le monde très chic du football », soutenant qu’il était désormais « la personnalité la plus influente de Grande-Bretagne». Par ailleurs, un film de fiction éponyme (Joue-la comme Beckham) a été l’un des gros succès de l’année en Angleterre, avant de poursuivre une belle carrière aux États-Unis et en Inde. Pour sa réalisatrice anglaise d’origine indienne, Gurinder Chadha, Beckham « pourrait être le gendre parfait aux yeux d’une mère. Il aime sa femme, il a deux enfants, c’est un bon père : il a changé l’image traditionnelle des footballeurs machos» . Beckham, depuis son adolescence, s’est en effet quelque peu écarté des stéréotypes du joueur anglais. Il porte du vernis à ongles, s’intéresse à la mode et depuis son mariage, fréquente les soirées du show-business, ce que lui reproche régulièrement son entraîneur et mentor Alex Ferguson.
David Beckham, qui répète pourtant vouloir rester à Manchester United continue d’alimenter la rubrique transferts des pages sport de la presse britannique, assurée d’améliorer ses ventes dès qu’elle fait sa une sur le capitaine anglais. Adepte des changements de coupes de cheveux, homme-sandwich pour une marque de téléphone cellulaire, mannequin pour un couturier londonien, Beckham fait presque plus parler de lui en dehors que sur les pelouses, à l’issue d’une saison marquée par un nouveau titre de champion d’Angleterre mais aussi par une performance en demi-teinte en quart de finale de la Ligue des champions contre le Real Madrid. Sportif le plus riche d’Angleterre, avec un salaire annuel de 15 millions d’euros, « Becks » est avant tout pour son club le meilleur argument marketing. MU, qui a ouvert des...