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Changes et Bourses Redressement du dollar après les chiffres du chômage US

Le dollar a gagné du terrain face aux autres grandes monnaies hier, notamment l’euro. Il a été activement recherché après la publication des statistiques du chômage aux États-Unis en mai, montrant une détérioration moins forte qu’attendu du marché de l’emploi (voir par ailleurs). Ce développement a été donc bien accueilli par la communauté financière dans la mesure où la contraction des suppressions d’emplois suggère que l’économie américaine est en train de se reprendre. Bien qu’il soit encore trop tôt pour dire que c’est un tournant pour le chômage aux États-Unis, plusieurs opérateurs ont estimé donc devoir racheter le dollar et prendre leurs bénéfices sur l’euro. Selon eux, la monnaie unique pourrait faire l’objet de pressions la semaine prochaine avec la publication du Livre beige de la Fed mercredi et les ventes de détail aux États-Unis en mai jeudi. De plus, des rumeurs selon lesquelles la Banque du Japon aurait procédé à des interventions répétées sur le marché pour enrayer la hausse du yen ont également soutenu le dollar. Pourtant, le sterling a fait exception en évoluant à son plus haut niveau depuis octobre 1999, soutenu qu’il était la veille par son loyer relativement élevé (3,75 % contre 2 % sur l’euro et 1,25 % sur le dollar) après le statu quo monétaire observé par la Banque d’Angleterre. Toutefois, le dollar n’a pas pu conserver tous ses gains sur des rééquilibrages de porte-feuilles à la veille du week-end. Il s’est finalement négocié ainsi à New York à 1,17 pour un euro contre 1,1840 la veille, à 1,32 FS contre 1,3005, à 118,75 yens contre 117,75 mais à 1,6615 pour un sterling contre 1,66.
En Bourse, les marchés américains étaient mitigés à la fin de la semaine, des suppressions d’emplois moindres que prévu aux États-Unis et de bonnes nouvelles d’entreprises ayant été contrebalancées par des ventes bénéficiaires. Les prévisions d’Intel, meilleures qu’attendu pour le 2e trimestre et l’annonce d’OPA d’Oracle su PeopleSoft ainsi que la hausse de 12 % du chiffre d’affaires de McDonald’s en mai n’ont eu qu’un effet passager sur la cote. En clôture, Wall Street a gagné seulement 0,24 % à 9 062,79 points, et le Nasdaq a perdu 1,13 % à 1 627,42 points. Au contraire, toutes les Bourses européennes étaient dans le vert, soutenues par les chiffres encourageants du chômage américain et des rumeurs de fusion entre banques allemandes. En outre, le recul de l’euro face au dollar a constitué un autre facteur d’appui aux marchés d’actions européens, car les sociétés exportatrices qui y sont cotées y gagnent en compétitivité face aux concurrents américains. Finalement, l’Extra Dax s’est adjugé en hausse de 2,89 % à 3 127,46 points, le CAC 40 de 1,95 % à 3 093,21 points et le Footsie de 1,13 % à 4 150,80 points. À Beyrouth, l’activité s’est nettement contractée sur le marché des changes. Mais les quelques demandes du dollar ont facilement trouvé une contrepartie valable à l’offre au haut de la fourchette d’intervention de la BDL, maintenue toujours entre 1 501 et 1 514 LL. En effet, il a continué à être invariablement fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié dans les échanges interbancaires entre 1 513,50 et 1 514 LL.
À la Bourse de Beyrouth, la séance d’hier s’est limitée à la négociation de 5 194 actions A et 1 500 actions B de Solidere qui se sont maintenues à 4 7/8 $ et 5 $ respectivement.
Élie KAHWAGI
Le dollar a gagné du terrain face aux autres grandes monnaies hier, notamment l’euro. Il a été activement recherché après la publication des statistiques du chômage aux États-Unis en mai, montrant une détérioration moins forte qu’attendu du marché de l’emploi (voir par ailleurs). Ce développement a été donc bien accueilli par la communauté financière dans la mesure où la contraction des suppressions d’emplois suggère que l’économie américaine est en train de se reprendre. Bien qu’il soit encore trop tôt pour dire que c’est un tournant pour le chômage aux États-Unis, plusieurs opérateurs ont estimé donc devoir racheter le dollar et prendre leurs bénéfices sur l’euro. Selon eux, la monnaie unique pourrait faire l’objet de pressions la semaine prochaine avec la publication du Livre beige de la Fed...