Pour la deuxième journée consécutive de grève dans les transports aériens, ferroviaires et urbains, la mobilisation semblait faiblir. À la compagnie de chemins de fer SNCF, les grévistes étaient presque moitié moins nombreux que la veille, selon la direction.
L’amélioration était surtout nette dans le ciel français, quasiment paralysé la veille, avec environ 80 % des vols annulés. Hier matin, la société des Aéroports de Paris prévoyait un retour à la normale en fin de matinée.
Déjà mardi, les centaines de milliers de personnes qui ont défilé dans toute la France étaient moins nombreuses que lors de la précédente journée de manifestations le 13 mai. Les manifestants, composés majoritairement de fonctionnaires, n’ont pas réussi à rallier les salariés du secteur privé, malgré les appels de syndicats à la généralisation du mouvement contre un projet qui prévoit un allongement de la période de cotisation pour faire face au vieillissement de la population.
Le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin s’est empressé de souligner que la mobilisation avait diminué de moitié par rapport au 13 mai et qu’un « mouvement de repli » semblait s’opérer.
Des syndicats ont appelé à une nouvelle journée de manifestations le 10 juin, le jour où le projet de réformes doit être présenté devant le Parlement.
Le gouvernement a décidé pour le moment de tenir bon sur ce dossier et refuse d’ouvrir de nouvelles négociations, comme le demandent les syndicats, mais il a reculé sur le dossier de l’éducation, en reportant son projet de décentralisation et celui sur l’autonomie des universités.
Les personnels dans l’éducation restent en effet très mobilisés et ont annoncé une nouvelle journée de grève et de manifestations le 10 juin, la onzième depuis la rentrée scolaire de septembre 2002.


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