L’équipement des voitures de police avec des caméras embarquées pour fournir des preuves au moment des arrestations mais aussi pour se protéger des éventuelles poursuites judiciaires à leur propre encontre est devenue monnaie courante aux États-Unis, mais IBM affirme que c’est la première fois qu’un service opte pour du numérique embarqué avec enregistrement et stockage sur ordinateur.
Les services de sécurité ont augmenté leurs budgets depuis les attentats du 11 septembre, ce qui constitue une bouffée d’oxygène pour les fournisseurs de produits technologiques à un moment où les entreprises coupent dans leurs investissements, en raison du ralentissement économique.
IBM dit que son système est en cours d’expérimentation dans sept autres services de police à travers le pays. Sur le système en cours d’installation à Yakima, le policier branche un disque dur portable sur un ordinateur installé entre les sièges avant de la voiture. Une caméra bidirectionnelle et un micro enregistrent tout en continu, mais seul trois à quatre minutes sont sauvegardées à la fois.
Enregistrement
Mais quand le policier actionne la sirène de poursuite et sa rampe de feux de poursuite, le système enregistre automatiquement les minutes précédentes et tout ce qui suit, jusqu’à ce que le système soit éteint. À la différence des caméras analogiques, qui généralement ne tournent pas au moment précis où se commet une infraction, le système numérique permet aux policiers d’enregistrer les événements qui ont conduit à cette infraction – qu’il s’agisse d’un feu rouge brûlé ou d’un excès de vitesse. Les policiers sont aussi équipés d’un micro à leur ceinture qui permet d’enregistrer les conversations de l’extérieur.
Une fois leur service terminé, le policier emporte le disque dur à son commissariat et décharge les données sur un serveur qui est capable de stocker 3,5 teraoctets (ou trillions de octets par seconde) d’informations. Selon Jeff Schneider, ce système devrait notamment permettre de nuancer l’accusation récurrente de préjugé raciste avancée par les contrevenants.
Selon la loi de l’État de Washington, les policiers doivent prévenir les gens qu’ils sont filmés, a-t-il précisé.

