Rechercher
Rechercher

Actualités

Les députés britanniques attendent de pied ferme le retour de Blair

Les députés britanniques, qui reprennent leurs travaux aujourd’hui, attendent de pied ferme Tony Blair pour lui demander des explications sur d’éventuelles armes de destruction massive irakiennes, dont l’existence semble de moins en moins crédible.
Le Premier ministre britannique Tony Blair, absent du pays depuis cinq jours, avait vu la polémique s’abattre sur lui précisément le jour de sa visite aux troupes britanniques stationnées dans le sud de l’Irak.
Partie d’une information de la BBC – affirmant que Downing Street avait ordonné une « réécriture » plus exagérée d’un dossier sur les prétendues armes de destruction massive (ADM) irakiennes –, elle devient de plus en plus menaçante pour le chef du gouvernement.
Depuis Évian, Tony Blair s’est toutefois montré une nouvelle fois convaincu à « cent pour cent » de la présence d’ADM en Irak et a demandé « un peu de patience » avant que des preuves soient présentées. La veille, dans un entretien à la chaîne de télévision Sky News, il avait promis de mettre en forme de nouvelles preuves « dans les semaines et mois à venir » avant de les rendre publiques. Mais un groupe de 73 parlementaires britanniques a déjà signé une motion demandant au gouvernement de publier de manière exhaustive ses preuves sur l’existence d’ADM en Irak. L’un d’eux, Malcolm Savidge, député de base du Parti travailliste, a jugé que l’affaire est « plus sérieuse que Watergate », s’il s’avère que l’opinion publique et le Parlement ont été trompés. Il s’est également étonné du manque d’empressement de Tony Blair à découvrir ces armes : « Au moment où le pays (l’Irak) est dans l’anarchie, si l’une des grandes préoccupations était de voir ces armes atterrir dans les mains de terroristes, alors cela devrait être notre première priorité de les trouver. » En outre, la moitié seulement des Britanniques (51 %) pensent maintenant que le dictateur irakien Saddam Hussein avait des armes biologiques, chimiques ou nucléaires avant la guerre, contre 71 % en février, selon un sondage de l’institut Yougov publié hier.
Robin Cook, qui avait démissionné du gouvernement Blair en raison de son opposition à l’intervention, s’est livré hier lui aussi à une nouvelle attaque du Premier ministre en jugeant peu plausible l’idée que Saddam Hussein ait détruit son arsenal avant la guerre. Appuyé notamment par une autre ministre démissionnaire, Clare Short, il réclame une enquête indépendante sur la « légalité de la guerre » en Irak, une idée fermement rejetée hier par le ministre britannique des Affaires étrangères Jack Straw.
Les députés britanniques, qui reprennent leurs travaux aujourd’hui, attendent de pied ferme Tony Blair pour lui demander des explications sur d’éventuelles armes de destruction massive irakiennes, dont l’existence semble de moins en moins crédible.Le Premier ministre britannique Tony Blair, absent du pays depuis cinq jours, avait vu la polémique s’abattre sur lui précisément le jour de sa visite aux troupes britanniques stationnées dans le sud de l’Irak.Partie d’une information de la BBC – affirmant que Downing Street avait ordonné une « réécriture » plus exagérée d’un dossier sur les prétendues armes de destruction massive (ADM) irakiennes –, elle devient de plus en plus menaçante pour le chef du gouvernement.Depuis Évian, Tony Blair s’est toutefois montré une nouvelle fois convaincu à « cent...