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Le PSG tourne une page après sa défaite

La défaite en Coupe de France 2-1 face à Auxerre au Stade de France a sonné la fin d’une ère pour le Paris-Saint-Germain, qui n’a plus remporté un seul titre depuis 1998. La tâche du tandem Vahid Halilhodzic-Francis Graille s’annonce ardue avec une équipe qui devrait perdre Ronaldinho, désireux de rejoindre Manchester United, et qui n’aura que le championnat à se mettre sous la dent. S’il refuse de faire de ce revers une affaire personnelle, l’entraîneur sortant, Luis Fernandez, doit se rendre à l’évidence. Vainqueur avec le PSG de la Coupe de France et de la Coupe de la Ligue en 1995, de la Coupe d’Europe des vainqueurs de Coupe l’année suivante avant de se retirer, l’ancien milieu de terrain de l’équipe de France a échoué depuis son retour en décembre 2000. Mais cette incapacité à s’imposer au moins sur la scène hexagonale pointe aussi la responsabilité du président du club, Laurent Perpère. Arrivé en remplacement de Charles Biétry lors de la saison 1998-99, Perpère restera dans l’histoire du club de la capitale comme le dirigeant qui n’aura pas réussi à faire gagner le PSG malgré des effectifs souvent attrayants. Lorsque Artur Jorge quitte la capitale en mars 1999, Philippe Bergeroo sauve l’équipe de la relégation. La saison suivante, l’ancien entraîneur des gardiens de l’équipe de France championne du monde emmène le club en Ligue des champions.
L’exercice 2000/01 s’annonce alléchant avec la présence dans l’effectif de Peter Luccin, de Stéphane Dalmat et surtout de Nicolas Anelka. En C1, le PSG humilie Rosenborg, bat le Bayern Munich, tout va bien. Trop confiant, peut-être désireux de voir Bergeroo partir, le groupe prend une claque (5-1) à Sedan en décembre. C’est la fin de l’aventure de Bergeroo. Luis Fernandez, qui a qualifié l’Athletic Bilbao en Ligue des champions, arrive en sauveur. Mais le PSG quitte la Ligue des champions avant les quarts de finale après avoir manqué la qualification à La Corogne. Alors qu’ils mènent 3-0 au Riazor, les Parisiens craquent et perdent 4-3 face au Deportivo. La fin de saison, malgré le prometteur espagnol Mikel Arteta, est sans saveur, le PSG termine neuvième du championnat et s’apprête à disputer l’Intertoto. Une formalité, pense-t-on, avec l’arrivée du futur champion du monde brésilien, Ronaldinho.

Ronaldinho à Manchester ?
Mais le cas de « Ronnie » est mal géré par Fernandez, qui s’était déjà brouillé avec Anelka, prêté à Liverpool puis vendu à Manchester City. En début de saison 2001/02, le PSG séduit pourtant par sa combativité, symbolisée par une défense de fer importée d’Espagne. Les Argentins Gabriel Heinze et Mauricio Pochettino, transfuges de la Liga, font un malheur au centre de l’arrière-garde parisienne. Le PSG termine quatrième et se prépare à jouer la Coupe de l’UEFA en 2002/03. L’aventure tourne court en 16e de finale face au Boavista Porto. Soutenu par le public du Parc des Princes, Fernandez s’accroche à son fauteuil mais finit par tomber. Plutôt que de se faire indiquer la porte de sortie, il annonce lui-même son départ au mois de mars. « Il faut avoir la force de reconnaître la situation d’échec. J’ai échoué. Je suis le premier responsable des résultats, avoue-t-il alors. Je me suis surimpliqué. » Fin avril, les actionnaires du club annoncent que Perpère quittera lui aussi Paris en fin de saison. Dès lors, tout s’accélère. Perpère sera remplacé par Francis Graille, ancien président de Lille, qui convainc l’ancien entraîneur du LOSC, Vahid Halilhodzic, de rejoindre la capitale. Le Bosniaque accepte avant de sauver Rennes de la relégation. Halilhodzic ne veut pas entendre parler du départ de Ronaldinho. Pourtant, le Brésilien est clair : « L’idée de rejoindre Manchester me fait rêver, parce que c’est un grand club qui joue mon type de football. Je brûle de venir dans un club qui ne joue que des grands matches », assurait Ronnie hier dans l’Independent. Un grand club ? C’est ce que devra faire du PSG Halilhodzic, le coach à la main de fer. Sans gant de velours.
La défaite en Coupe de France 2-1 face à Auxerre au Stade de France a sonné la fin d’une ère pour le Paris-Saint-Germain, qui n’a plus remporté un seul titre depuis 1998. La tâche du tandem Vahid Halilhodzic-Francis Graille s’annonce ardue avec une équipe qui devrait perdre Ronaldinho, désireux de rejoindre Manchester United, et qui n’aura que le championnat à se mettre sous la dent. S’il refuse de faire de ce revers une affaire personnelle, l’entraîneur sortant, Luis Fernandez, doit se rendre à l’évidence. Vainqueur avec le PSG de la Coupe de France et de la Coupe de la Ligue en 1995, de la Coupe d’Europe des vainqueurs de Coupe l’année suivante avant de se retirer, l’ancien milieu de terrain de l’équipe de France a échoué depuis son retour en décembre 2000. Mais cette incapacité à s’imposer au...