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La « Vieille dame » reste au sommet

La Juventus Turin, par la grâce de son match nul face à Pérouse et à la contre-performance de l’Inter Milan accroché par Parme samedi, est parvenue à décrocher le « scudetto » (titre national du championnat d’Italie de football), son second consécutif et le 27e d’un palmarès incomparable. Elle peut donc enfin respirer et aborder, le moral gonflé à bloc, sa demi-finale retour de Ligue des champions contre le Real Madrid (défaite 2-1 à l’aller), mercredi à Turin (nord). La Juve, qui s’était installée au sommet la saison dernière, « grillant » dans la dernière journée ses grands rivaux milanais, conserve ainsi sa couronne une deuxième année de suite, ce que personne n’avait réussi à faire depuis... la Juve, couronnée en 1997 et 1998. Et elle se prend désormais à rêver à une consécration européenne, à la reconquête de cette Ligue des champions qu’elle n’a remportée que deux fois en 1985, année de la tragédie du Heysel, et en 1996, contre l’Ajax Amsterdam. La Juve n’a nullement usurpé sa 27e étoile, se révélant assez vite la meilleure formation dans le lot des prétendants : plus solide, plus complète, à défaut d’être celle pratiquant le football le plus séduisant. Avec ses 20 victoires, 9 matches nuls et 3 défaites seulement (à Brescia, à domicile devant la Lazio, et à San Siro contre le Milan AC), elle a fait preuve d’une impressionnante régularité, affichant une continuité de résultats, point faible récurrent de ses trois grandes rivales – Inter Milan, Milan AC et Lazio – qui alternaient exploits et déconvenues. La griffe Lippi Une régularité qu’elle doit très certainement à son entraîneur Marcello Lippi, 55 ans, qui vient d’ailleurs de prolonger son bail jusqu’au 30 juin 2006. Lippi a insufflé à sa formation une force de caractère, un tempérament indomptable, mais également un froid réalisme, qui font de lui l’un des techniciens les plus recherchés. « Nous avons une formation complète et sans faiblesse dans toutes ses lignes et entendons aller jusqu’au bout sur tous les fronts », expliquait M. Lippi en tout début de saison. Le tout-puissant triumvirat de dirigeants – l’administrateur délégué Antonio Giraudo, le vice-président Roberto Bettega et le directeur général Luciano Moggi – n’avait pas fait de folies sur le marché des transferts l’été dernier, conservant intacte l’ossature de l’effectif couronné en 2002. Ils s’étaient contenté de quelques petites retouches, destinées à donner un peu plus de poids et de solidité à l’équipe, sans bouleverser le fond de jeu et l’homogénéité de la formation. Il ne reste plus à la Juve qu’à partir à l’assaut de cette Ligue des champions qui lui échappe depuis 1996. Une tâche à sa portée, si elle fait preuve dès mercredi de cet état d’esprit et de cette farouche détermination montrés tout au long de ce championnat.
La Juventus Turin, par la grâce de son match nul face à Pérouse et à la contre-performance de l’Inter Milan accroché par Parme samedi, est parvenue à décrocher le « scudetto » (titre national du championnat d’Italie de football), son second consécutif et le 27e d’un palmarès incomparable. Elle peut donc enfin respirer et aborder, le moral gonflé à bloc, sa demi-finale retour de Ligue des champions contre le Real Madrid (défaite 2-1 à l’aller), mercredi à Turin (nord). La Juve, qui s’était installée au sommet la saison dernière, « grillant » dans la dernière journée ses grands rivaux milanais, conserve ainsi sa couronne une deuxième année de suite, ce que personne n’avait réussi à faire depuis... la Juve, couronnée en 1997 et 1998. Et elle se prend désormais à rêver à une consécration...