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COMMÉMORATION Mais que devient le monument aux martyrs ?(photos)

Aujourd’hui 6 mai, on commémore les martyrs. Une journée en souvenir des héros de l’Indépendance, à laquelle on a greffé, depuis la fin de la guerre, un hommage aux martyrs de la presse. Quoi qu’il en soit, pas un monument, pas une statue n’évoque les morts pour la patrie ou ceux qui ont disparu sur le terrain de l’information. Rien, nulle part. Et la place des Martyrs est vide. Plus aucune trace du fameux monument, au nom duquel elle avait été baptisée. Enlevé, au printemps 1996, pour cause de restauration, il n’a toujours pas retrouvé sa place sept ans plus tard. Cette place qu’il avait vaillamment gardée durant les années noires. À l’époque, criblé de balles et envahi par les herbes et les ronces, il avait porté les stigmates du martyre d’un pays. Le département de restauration de l’Usek, auquel Solidere et la municipalité de Beyrouth avaient confié le travail, a, selon le secrétaire général de l’université, le père Pierre Bou Zeidan, terminé sa mission en neuf mois, soit en décembre 1996. Le monument remis en état – mais dont on a gardé délibérément les traces de la guerre – est, depuis, resté dans l’enceinte de l’université, à Kaslik. La raison ? « Personne ne l’a réclamé », indique le père Bou Zeidan. Interrogée sur ce désistement, la municipalité de Beyrouth indique, par la voix de l’un de ses conseillers, M. Rachid Jalkh, que la statue n’a pas réintégré sa base à cause d’un projet de parking souterrain au centre de Beyrouth. « Nous avons pensé qu’il était inutile de ramener le monument place des Martyrs, puis de l’enlever à nouveau lors des travaux d’excavation. Il vaudrait mieux le placer une fois pour toutes lorsque le chantier aura pris fin. » Un chantier qui n’a pas encore été entamé et dont on ne pourra pas voir la réalisation achevée avant 2005. En attendant, n’aurait-il pas pu être placé temporairement dans un autre endroit du centre-ville ? Solidere répond qu’un tel déplacement – même ponctuel – est difficile pour des raisons matérielles. « Ce n’est pas une image ou une simple statue, c’est un monument, indique un porte-parole. Mais aussi et surtout, d’un point de vue symbolique, ce monument est rattaché à “ sa ” place. Et il ne devrait revenir qu’à sa place initiale. » Une place symbole, elle aussi, d’un Liban indépendant, que l’on voudrait voir à nouveau servir d’écrin au seul monument national. Afin que mémoire ne se perde ! Z.Z.
Aujourd’hui 6 mai, on commémore les martyrs. Une journée en souvenir des héros de l’Indépendance, à laquelle on a greffé, depuis la fin de la guerre, un hommage aux martyrs de la presse. Quoi qu’il en soit, pas un monument, pas une statue n’évoque les morts pour la patrie ou ceux qui ont disparu sur le terrain de l’information. Rien, nulle part. Et la place des Martyrs est vide. Plus aucune trace du fameux monument, au nom duquel elle avait été baptisée. Enlevé, au printemps 1996, pour cause de restauration, il n’a toujours pas retrouvé sa place sept ans plus tard. Cette place qu’il avait vaillamment gardée durant les années noires. À l’époque, criblé de balles et envahi par les herbes et les ronces, il avait porté les stigmates du martyre d’un pays. Le département de restauration de l’Usek, auquel...