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De Villepin appelle à saisir une « chance unique » de paix

Le chef de la diplomatie française Dominique de Villepin a affirmé hier que le Moyen-Orient se trouvait à un « moment décisif de son histoire », et proposé une « démarche globale » et « concertée » pour répondre aux défis de la reconstruction de l’Irak et de la paix israélo-arabe. « Nous devons traiter avec la même détermination la crise de l’Irak et celle du Proche-Orient (...) Pour la France et pour l’Europe, les enjeux sont vitaux, (car) le Moyen-Orient est à un moment décisif de son histoire », a affirmé M. de Villepin lors d’une conférence de presse. C’est en effet hier que la « feuille de route », un plan de paix qui prévoit un État palestinien d’ici à 2005, élaboré par les États-Unis, l’Union européenne, la Russie et l’Onu, a été présentée au Premier ministre palestinien Mahmoud Abbas, fraîchement investi, et au Premier ministre israélien Ariel Sharon. « Pour la première fois depuis 1947, la communauté internationale a le même objectif : un État palestinien viable et souverain, aux côtés d’un État d’Israël à l’existence pleinement reconnue et à la sécurité garantie », a déclaré M. de Villepin. De retour de deux tournées au Moyen Orient où il a visité sept pays, après la victoire américaine en Irak, M. de Villepin a affirmé que la France était « engagée à pleinement soutenir la mise en œuvre de la feuille de route », aux côtés de ses partenaires européens et aux Nations unies. En particulier, « elle est disposée à accueillir, dès que possible, à l’issue de la première phase de cette “feuille de route” (prévue en juin 2003), une conférence internationale pour donner toute sa dynamique régionale et internationale au processus ». « Dans un contexte marqué par le terrorisme, la prolifération et l’extrémisme, il nous faut relever les défis au Proche-Orient, où il faut travailler à la paix au lendemain de la formation d’un nouveau gouvernement palestinien », a dit M. de Villepin, qui a aussi appelé à saisir la « chance unique » de paix offerte par la mise en application de la « feuille de route ». Pour les Palestiniens, « l’impératif est maintenant de renoncer définitivement à toute violence contre les Israéliens, et d’utiliser tous les moyens pour faire cesser les attentats-suicide ». Et Israël doit notamment « renoncer à sa politique de colonisation, et retirer ses troupes » des zones palestiniennes occupées depuis le début de l’intifada, a-t-il insisté. À ce propos, il a jugé « essentiel » que Damas et Téhéran usent de leur influence auprès des organisations dans le sens de la modération. Dans le cadre d’une paix globale, il a appelé Israël à reprendre la négociation avec Damas avec la perspective d’un retour du Golan (annexé par l’État hébreu) à la Syrie. Concernant l’Irak, il a demandé que le « cadre légal du nouveau dispositif qui va se mettre en place pour assurer la sécurité soit clairement défini par un mandat de l’Onu ». « Il en serait de même pour une éventuelle implication de l’Otan », a-t-il ajouté alors que les États-Unis examinent avec des membres de l’Alliance atlantique comment créer une force internationale d’interposition en Irak. Il a réitéré la proposition d’une « suspension immédiate de l’ensemble des sanctions civiles » et s’est dit favorable à « une relation de travail entre l’Onu et les forces sur le terrain » pour que les Nations unies puissent « certifier » le désarmement irakien, préalable à la levée définitive des sanctions, un processus « extrêmement compliqué », selon lui. Évoquant les problèmes entre Washington et Paris, M. de Villepin a enfin indiqué qu’il fallait « les régler entre alliés et amis sans céder à la polémique qui est vaine ».
Le chef de la diplomatie française Dominique de Villepin a affirmé hier que le Moyen-Orient se trouvait à un « moment décisif de son histoire », et proposé une « démarche globale » et « concertée » pour répondre aux défis de la reconstruction de l’Irak et de la paix israélo-arabe. « Nous devons traiter avec la même détermination la crise de l’Irak et celle du Proche-Orient (...) Pour la France et pour l’Europe, les enjeux sont vitaux, (car) le Moyen-Orient est à un moment décisif de son histoire », a affirmé M. de Villepin lors d’une conférence de presse. C’est en effet hier que la « feuille de route », un plan de paix qui prévoit un État palestinien d’ici à 2005, élaboré par les États-Unis, l’Union européenne, la Russie et l’Onu, a été présentée au Premier ministre palestinien Mahmoud...