L’offre du dollar s’est développée hier, à Beyrouth, à la veille du chômage du 1er mai, pour des raisons en rapport avec les ajustements des positions de change qui interviennent à la fin de chaque mois, dans un marché autrement stationnaire sur le front de la demande. Cela étant et compte tenu du maintien par la BDL de sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL, le billet vert, qui a été invariablement fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, devait être négocié à la baisse entre 1 508 et 1 509 LL contre 1 509 et 1 510 LL la veille. À l’étranger, le dollar a chuté à son plus bas niveau depuis février 1999 face à l’euro, plombé par des inquiétudes persistantes sur la santé de l’économie et des taux d’intérêt peu attractifs aux États-Unis qui ont tôt fait d’éclipser l’optimisme né de la victoire américaine en Irak. Ce sentiment a été relancé hier après que le président de la Fed, Alan Greenspan, eut brossé un tableau contrasté de l’économie américaine devant la commission bancaire de la Chambre des représentants au Congrès (voir par ailleurs). Surtout qu’il a affirmé, en réponse à une question des élus de la Chambre, qu’il « y avait encore une marge pour baisser les taux d’intérêt » (actuellement à 1,25 % aux États-Unis contre 2,50 % dans la zone euro et 3,75 % en Grande-Bretagne). Le scepticisme du marché a été renforcé après la publication d’un indicateur américain suggérant un nouveau ralentissement de l’activité aux États-Unis. L’indice d’activité (ISM) dans le secteur manufacturier de Chicago, établi par le groupement des directeurs d’achats de cette région, a reculé à 47,6 pts en avril, son plus bas niveau depuis octobre 2002, alors que les analystes misaient sur un indice à 48,5 pts. Dans ces conditions, plusieurs cambistes commencent déjà à tabler sur un euro compris entre 1,2 et 1,3 $ à plus ou moins court terme, évoquant à l’appui la hausse de 0,1 pt de l’indice mesurant la confiance des principaux acteurs économiques de la zone euro en avril à 97,9 pts, établi par la Commission européenne. Cela d’autant qu’on venait d’apprendre de l’Insee que le moral des ménages français s’est un peu amélioré en avril, affichant -29 contre -32 en mars. La réaffirmation par le secrétaire US au Trésor, John Snow, qu’il soutient la politique du dollar fort ne devait donc avoir aucun impact sur la communauté financière. En effet, le billet vert a rechuté à New York à 1,1180 pour un euro contre 1,1080 la veille, à 1,60 pour un sterling contre 1,5945, à 1,3550 FS contre 1,3615 et à 118,90 yens contre 119,70. Morosité des Bourses En Bourse, les marchés américains étaient moroses à la suite de la publication d’un indice ISM décevant, alors que l’intervention de Greenspan n’a pas rassuré les investisseurs. De plus, les résultats des sociétés étaient mitigés avec les gains trimestriels de Goodyear et ConocoPhillips et les pertes de Tyco et JDS Uniphase. Finalement Wall Street a cédé 0,27 % à 8 480,09 pts et le Nasdaq 0,48 % à 1 464,31 pts. Même phénomène en Europe où les bonnes nouvelles de sociétés ont été contrebalancées par les inquiétudes à propos de la croissance US. À la clôture, le Footsie a abandonné 0,05 % à 3 926 pts alors que le CAC 40 réduisait ses gains à 0,44 % à 2 953,67 pts et l’Extra Dax à 1,14 % à 2 942,04 pts. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse de 24 014 actions A de Solidere de 4 3/8 à 4 1/2 $ et la baisse de 1 500 actions B de la même société de 4 5/8 à 41/2 $ dans un marché creux sur le restant de la cote. Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’offre du dollar s’est développée hier, à Beyrouth, à la veille du chômage du 1er mai, pour des raisons en rapport avec les ajustements des positions de change qui interviennent à la fin de chaque mois, dans un marché autrement stationnaire sur le front de la demande. Cela étant et compte tenu du maintien par la BDL de sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL, le billet vert, qui a été invariablement fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, devait être négocié à la baisse entre 1 508 et 1 509 LL contre 1 509 et 1 510 LL la veille. À l’étranger, le dollar a chuté à son plus bas niveau depuis février 1999 face à l’euro, plombé par des inquiétudes persistantes sur la santé de l’économie et des taux d’intérêt peu attractifs aux États-Unis qui ont tôt fait d’éclipser...