Rechercher
Rechercher

Actualités

Joaillerie Le «Frisson» de Chaumet(photos)

Pour fêter ses deux cents ans d’existence, la vénérable maison Chaumet de Paris, récemment rachetée par le puissant groupe financier LVMH, vient de lancer «Frisson», une nouvelle collection de haute joaillerie. Les origines de la maison remontent à l’époque de Napoléon, et la griffe a toujours été l’associée privilégiée des célébrations royales, dans le plein sens du terme. Aujourd’hui sa «démocratisation» se traduit par des lignes plus accessibles tout en s’enorgueillissant de son glorieux passé et de son légendaire savoir-faire... L’actuelle collection est la première créée par Chaumet depuis plusieurs années. D’où l’importance particulière que revêt l’événement. «Il s’agit d’une réalisation collective, a précisé le nouveau directeur, Thierry Fritsch, placé aux commandes par le groupe LVMH, le premier essai d’innover aussi. Il existe entre la joaillerie et la haute joaillerie la même différence qu’entre la haute couture et le prêt-à-porter... Pour cette ligne “Frisson”, plus d’une année de mise au pied a été nécessaire.» Le diadème des Bourbon Il s’agit effectivement non seulement du choix d’idées novatrices mais aussi de la réalisation technique et d’un nouveau regard qui revitalisent la vénérable griffe, la plaçant dans le présent tout en soulignant son illustre passé... L’équipe de création s’est appliquée donc à souligner quelques références puisées dans les archives. Un exceptionnel exemple de savoir-faire a été celui des «Toiles d’araignée» où perlent des gouttes de rosées cristallines. Côté historique, c’est le diadème des Bourbon Parme, réalisé en 1903 par Chaumet, racheté en 2002 par un collectionneur suisse, qui attirait attention et commentaires. L’éclat des pierres, la finesse du sertissage, la beauté de l’ensemble en font une pièce maîtresse dans l’art joaillier. Cette pièce qu’on qualifierait sans exagération «de musée» est un diadème entièrement serti de diamants illustrant un travail de précision magistral. C’est d’ailleurs cette pièce magistrale qui a permis à la maison Chaumet sa réputation et la clientèle des maisons royales d’Europe et d’ailleurs. En signe d’amitié, Sophie Marceau a accepté de poser avec quelques-uns des modèles de la toute dernière collection Chaumet. « L’hermès » taille en losange Les foulards aussi ont recours au lifting. Le grand prince d’entre eux, véritable souverain mythique dans le pays des écharpes, le célèbre «carré Hermès» né en 1937, a opéré quasi subrepticement le sien l’année passée. De carré, devenu losange, le foulard a amorcé une nouvelle carrière qui s’annonce prometteuse, compte tenu de la célébrité de son prédécesseur. Cadeau de base et de référence, le carré Hermès, plus de soixante ans durant, a été étrenné par des souveraines et des milliardaires, des vedettes du cinéma et de l’actualité, des personnages célèbres, des amateurs passionnés et obscurs. C’est au créateur belge Martin Margiela qu’on doit cette nouvelle naissance de la vénérable aïeule. Directeur du prêt-à-porter femme depuis quelques années chez Hermès, il a eu l’audace de toucher au précieux totem. Il l’a imaginé en crêpe, roulotté main et en forme de losange. Le lancement a eu lieu l’automne passé, comme accessoire incontournable de la collection automne-hiver. Il représentait le 901e modèle de la série «foulards» de la maison. Reproduit en sept coloris (marron glacé, ivoire, marine, rouge, bordeaux et orange), il est sur le marché en trois tailles. Prada : légèreté et couleur écrue Les années 60-70 reviennent cet été pour Prada. Elles ramènent ce style, un tantinet guindé, de dame sage, coiffure sage et regard baissé. La taille est basse aussi et l’air ingénu, pareil à celui d’une écolière soucieuse de s’être attardée sur le chemin de retour. Jupes à plis plats à hauteur du genou. Petits gilets bien boutonnés. Le tout d’un poids léger, léger... Du cachemire léger en petit tricot très fin à porter sous une robe à bretelles fines, le soir quand le temps fraîchit. Du tweed mordoré ou du lamé en tailleur du soir. À porter avec des escarpins à talons hauts... Comme nouveauté: le soutien-gorge bandeau porté sous un gilet gros en maille irlandaise. Les blouses sans fioritures, ni chichis se portent surtout le soir en «tenue habillée». En cachemire et rayures pyjama, sans fanfreluches ou mièvreries, la chemise «mi-pyjama» sort dîner le soir en ville. Comme sa sœur, la bicolore en jersey rose, elle habille jeunes et moins jeunes de manière très efficace, libérant les mouvements. Une manière très efficace de paraître à la page sans trop s’éloigner de son style. Mais attention aux souliers: la chemise-pyjama se porte avec des chaussures fines, effilées et à petits talons. Le retour de la casquette La vogue atteindra tôt ou tard notre rivage. Portée crânement de côté, la casquette disparaît quelques saisons pour revenir en force. C’est bien le cas pour cet été, comme d’ailleurs pour l’été 2002... Accessoire pratique, elle rajeunit une allure trop rigide, amuse une tenue trop stricte, enlève quelques années d’une démarche trop pesante. C’est Kate Moss qui l’a remise à la page l’été 2001 quand, oubliée de tous, elle moisissait dans les films de second ordre. L’été 2002, aucun mannequin n’osait sortir d’un défilé la tête sans casquette... Il faut avouer que ce couvre-chef un peu bandit est une coiffe pleine d’humour et d’espièglerie... Rien qu’en la posant sur sa tête, on sent s’allumer en soi une soif de liberté, une pulsion de s’affranchir du lourd carcan des convenances... Comme si en chacune de nous sommeillait un gavroche qui voit en cette coiffe un appel à l’affranchissement, au refus des convenances. Depuis un an déjà, la mode dure. Toutes les formes de la casquette sont permises et tolérées. De marin, de groom d’hôtel, de voyou ou de sportif. Cuir, velours, maille ou toile, elle coiffe jeunes et vieux, hommes comme femmes. Il va de soi que l’âge intervient comme rempart. Mais en faisant du sport, tout le monde devient jeune... D’ailleurs cet accessoire «amplisexe» abolit rigueur et frontières. La casquette coiffe avec une égale espièglerie jeunes, moins jeunes et vieux, voyous et femmes du monde. La mode cette année la préfère un peu gavroche. Généreuse et protectrice, elle s’avère complice un jour où le coiffeur n’est pas à la portée d’une tête «pas à voir»... Sous prétexte de casser un peu l’excès de rigueur, on la visse sur sa tête et on joue son numéro... Barbie, mannequin « grand luxe » Barbie sait vieillir en gloire... La mythique poupée américaine sait vieillir avec gloire... Voilà déjà quatre ans qu’elle inspire les papes de la mode et de la joaillerie. Deux récentes et très belles collections gravitent autour d’elle et de son nom. Une collection «mode» a permis à une soixantaine de grands couturiers et dessinateurs d’imaginer des tenues pour sa frêle personne... Parmi eux Angelo Tarlazzi, Cacharel, Balmain, Christian Lacroix, Guy Laroche, Jean-Paul Gaultier, Hanae Mori. La seconde collection réunit vingt copies de Barbie parées de créations signées de grands noms de la haute joaillerie. Elles seront vendues aux enchères en décembre 2003 au profit de la Croix-Rouge de France et, plus particulièrement, ses programmes en faveur des enfants défavorisés. La collection voyagera à travers le monde, jusqu’à la vente aux enchères à Paris en décembre prochain, à l’hôtel Four Seasons. Le grand joaillier Mikimoto invite, au Japon, du 8 au 20 mai prochain, les vingt poupées «joaillières» pour une exposition à Ginza, lieu emblématique nippon du luxe et de la mode. Du 14 juillet au 15 septembre 2003, Barbie en robes et en bijoux sera à Monaco, où elle régnera en «étoile invitée» au Musée national de la poupée. RUBRIQUE RÉALISÉE PAR Claire Gebeyli
Pour fêter ses deux cents ans d’existence, la vénérable maison Chaumet de Paris, récemment rachetée par le puissant groupe financier LVMH, vient de lancer «Frisson», une nouvelle collection de haute joaillerie. Les origines de la maison remontent à l’époque de Napoléon, et la griffe a toujours été l’associée privilégiée des célébrations royales, dans le plein sens du terme. Aujourd’hui sa «démocratisation» se traduit par des lignes plus accessibles tout en s’enorgueillissant de son glorieux passé et de son légendaire savoir-faire... L’actuelle collection est la première créée par Chaumet depuis plusieurs années. D’où l’importance particulière que revêt l’événement. «Il s’agit d’une réalisation collective, a précisé le nouveau directeur, Thierry Fritsch, placé aux commandes par le...