Rechercher
Rechercher

Actualités

FOOTBALL - Coupe de la Ligue Sochaux veut finir en beauté

Sochaux (L1), encore dans la course à la Ligue des champions en championnat, a montré qu’il voulait terminer en beauté une saison déjà magnifique, en arrachant en prolongation (3-2) sa qualification pour sa première finale de Coupe de la Ligue de football, mardi face à Metz (L2). « On a vu dans la prolongation qu’on avait envie d’aller au Stade de France, » a déclaré le milieu de terrain Michaël Isabey, auteur d’une belle entrée en jeu après la pause. « C’est la troisième fois qu’on passe en prolongation, ça doit être écrit ». Les Lionceaux avaient en effet déjà fait durer le suspense contre Lyon (3-3, 5 t.a.b. à 3) en 8es de finale, puis en quarts de finale contre Lille (1-0 a.p.). Les voilà désormais prêts à disputer une première finale depuis 15 ans et celle perdue en Coupe de France contre Metz aux tirs au but (1-1 a.p.). « Depuis la finale de 1988, le club attendait de beaux moments comme celui-ci », se réjouit Pierre-Alain Frau, qui rêve d’une issue encore plus heureuse. « Je ne me souviens plus trop du match car en 1988 j’étais petit, mais je me rappelle les tirs aux buts. J’étais un peu déçu à l’époque, j’espère que je ne le serai pas dans un mois », ajoute l’attaquant, auteur d’un doublé pour son 23e anniversaire mardi soir. Le club, qui n’a plus rien gagné depuis son deuxième titre de champion de France en 1938, a donc l’occasion de couronner d’un trophée une saison où il a confirmé toutes ses promesses, puisqu’il pointe aujourd’hui au 5e rang de la L1, à seulement trois longueurs de Marseille et de la C1. « Au vu de la saison, c’est une grosse satisfaction, estime le milieu Johann Lonfat. On a encore les deux lièvres à courir. Il ne nous reste que du bonheur jusqu’à la fin du championnat ». « C’est palpitant, confirme son entraîneur Guy Lacombe. On a tous rêvé de le faire et on a travaillé d’arrache-pied pour connaître une fin de saison comme celle-là ». Celle du FC Metz, malgré cette élimination, s’annonce elle aussi passionnante. Le club lorrain, troisième de L2 avec deux points d’avance sur Lorient (qui compte un match en moins), est actuellement en passe de retrouver l’élite, après une année de purgatoire. « On ne va rien lâcher, on va tout faire pour monter en L1 », prévient l’entraîneur lorrain Jean Fernandez, tout de même « un peu déçu de ne pas passer ». Il appréciera sans doute ce commentaire de Lonfat au sujet de Metz : « Cette équipe a le calibre de la L1 ». Le bel anniversaire de Frau L’attaquant de Sochaux, Pierre-Alain Frau, s’est offert un doublé en forme de retour au premier plan pour son 23e anniversaire, mardi contre Metz (3-2) en demi-finale de la Coupe de la Ligue de football, après un début de saison gâché par les blessures. Toujours aussi modeste, l’ancien international espoirs ne voulait cependant pas tirer la couverture à lui après cette première qualification du club franc-comtois pour une finale de la Coupe de la Ligue. « Les gars m’ont fait un beau cadeau, je les remercie. Tout seul je n’aurais pas pu faire grand-chose », a-t-il simplement déclaré. Pourtant, ces deux buts plein de vitesse et d’opportunisme, l’un du pied droit (47), l’autre de la tête (69), ont dû lui faire un plaisir particulier car il n’a guère eu l’occasion de confirmer cette saison les promesses nées de ses 14 buts en Ligue 1 la saison dernière. Le grand public découvrait alors ce pur produit de la formation sochalienne né dans la commune voisine de Montbéliard. Mais à l’heure de confirmer, après le titre de vice-champion d’Europe obtenu en mai avec l’équipe de France espoirs, Frau subit un premier coup d’arrêt en Coupe Intertoto à Fulham, le 31 juillet. Une déchirure derrière le genou gauche suivie le 11 septembre d’une fracture d’une cheville qui lui vaut cette fois-ci deux mois d’arrêt. Déclic à Strasbourg « La première blessure n’était pas trop grave, je suis revenu tout de suite. Mais la deuxième a été plus dure car le retour a été plus long, explique l’attaquant. C’est une bonne expérience qui va me servir pour la suite, me rendre plus fort ». Frau a ainsi appris à être patient. Après une belle passe fin décembre-début janvier et trois buts contre Bastia et Lens, puis Grenoble en Coupe de France, la confiance s’est lentement envolée. Pendant deux mois, il ne fait trembler les filets qu’une fois, sur penalty, contre Nice le 8 février. « J’avais besoin d’un petit déclic, reconnaît l’intéressé, auteur de 9 buts cette saison (dont 6 en championnat). C’est tombé sur le match à Strasbourg », le 22 mars. Depuis, un but à Montpellier samedi et le doublé contre Metz semblent confirmer son retour au premier plan. « J’espère être au « top » pour la fin de la saison et la finale », explique-t-il, en rêvant « de jouer des gros matches en Coupe d’Europe » la saison prochaine. Avec pour but personnel de gagner en régularité, condition sine qua non pour rejoindre son ami Benoît Pedretti en équipe de France. « Ça fait partie de mes objectifs, admet-il. Mais à mon poste, il y a de la concurrence et il n’y a pas lieu de changer les joueurs en place, donc je n’y pense pas trop pour l’instant ».
Sochaux (L1), encore dans la course à la Ligue des champions en championnat, a montré qu’il voulait terminer en beauté une saison déjà magnifique, en arrachant en prolongation (3-2) sa qualification pour sa première finale de Coupe de la Ligue de football, mardi face à Metz (L2). « On a vu dans la prolongation qu’on avait envie d’aller au Stade de France, » a déclaré le milieu de terrain Michaël Isabey, auteur d’une belle entrée en jeu après la pause. « C’est la troisième fois qu’on passe en prolongation, ça doit être écrit ». Les Lionceaux avaient en effet déjà fait durer le suspense contre Lyon (3-3, 5 t.a.b. à 3) en 8es de finale, puis en quarts de finale contre Lille (1-0 a.p.). Les voilà désormais prêts à disputer une première finale depuis 15 ans et celle perdue en Coupe de France contre Metz...