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Israël sévèrement condamné par la commission des droits de l’homme

Israël a été condamné hier par la commission des droits de l’homme de l’Onu pour « les massacres perpétrés par ses autorités militaires d’occupation » et « la pratique de liquidation ou d’exécutions extrajudiciaires » à l’encontre du peuple palestinien. Cette résolution, coparrainée par des pays arabes et musulmans, ainsi que par la Chine et Cuba, a été votée par 33 voix favorables, 15 abstentions et 5 votes contre (États-Unis, Australie, Canada, Allemagne et Pérou). Dans des termes énergiques, ce texte dénonce « la dégradation continue » de la situation dans les territoires palestiniens, « les bouclages, les châtiments collectifs, les détentions arbitraires, le siège de villes et villages, le bombardement par l’aviation, les chars et la marine israéliens de quartiers résidentiels, les incursions dans les villes et les camps, le meurtre d’hommes, de femmes et d’enfants ». L’an dernier déjà, à l’époque de l’occupation du camp de Jénine, les pays européens s’étaient divisés sur une résolution présentée par le même groupe de pays, comportant des termes aussi forts. Des formulations comme celles de massacres et de droit légitime à résister avaient suscité l’opposition de pays comme l’Allemagne et le Royaume-Uni, qui cette année a préféré s’abstenir. La France, la Suède, l’Autriche et la Belgique, qui avaient soutenu la résolution de 2002, se sont aussi abstenues, comme la plupart des autres pays d’Europe de l’Est et de l’Ouest. Une autre résolution, traditionnellement présentée par l’Union européenne pour condamner les colonies de peuplement israéliennes, a été massivement adoptée par 50 voix pour, 2 abstentions (Australie, Costa Rica) et une voix contre (États-Unis). Elle appelle l’État hébreu à « renoncer à sa politique d’implantation dans les territoires occupés, y compris Jérusalem-Est, et, à titre de premier pas sur la voie de leur démantèlement, de mettre un terme immédiat à l’expansion des colonies existantes ». Elle demande aussi au gouvernement israélien d’arrêter les restrictions de déplacements des travailleurs palestiniens et la construction d’une « barrière dite de sécurité », ainsi que les confiscations de terres et démolitions de maisons qu’elle entraîne. Les États-Unis, par la voix de l’ambassadeur Michael Southwick, ont estimé que ces deux résolutions ne sont pas équilibrées, et devraient condamner toutes les attaques, notamment des commandos-suicide, ainsi que « ceux qui abritent les groupes terroristes » sur leur territoire. Israël a été aussi condamné sur deux autres résolutions présentées chaque année devant la CDH : la première pour son occupation du Golan syrien, votée par 31 voix, 21 abstentions et une voix contre (États-Unis). La seconde, pour sa politique d’occupation des territoires palestiniens par 51 voix, une abstention (Guatemala) et une voix contre (États-Unis).
Israël a été condamné hier par la commission des droits de l’homme de l’Onu pour « les massacres perpétrés par ses autorités militaires d’occupation » et « la pratique de liquidation ou d’exécutions extrajudiciaires » à l’encontre du peuple palestinien. Cette résolution, coparrainée par des pays arabes et musulmans, ainsi que par la Chine et Cuba, a été votée par 33 voix favorables, 15 abstentions et 5 votes contre (États-Unis, Australie, Canada, Allemagne et Pérou). Dans des termes énergiques, ce texte dénonce « la dégradation continue » de la situation dans les territoires palestiniens, « les bouclages, les châtiments collectifs, les détentions arbitraires, le siège de villes et villages, le bombardement par l’aviation, les chars et la marine israéliens de quartiers résidentiels, les...