Les Américains forcent les peshmergas à ronger leur frein devant Kirkouk
le 09 avril 2003 à 00h00
Les Kurdes, qui rêvaient de voir leurs peshmergas « libérer » Kirkouk en même temps que les soldats américains à Bagdad, sont tenus à distance de leur capitale proclamée par ces mêmes Américains et obligés de ronger leur frein. À tous les postes qui jalonnent la ligne de front, les combattants kurdes disent, avec le sourire, « attendre ». À Kalakacha, devant la dernière barrière sur la route conduisant droit aux casemates irakiennes, ils assurent même « occuper des positions défensives ». Depuis l’ouverture du conflit, les Kurdes ont progressé de plusieurs kilomètres en direction de Kirkouk (300 km au nord de Bagdad). Malgré le recul de l’armée irakienne, le contraste est frappant avec l’avant-guerre. Des soldats kurdes envisageaient alors une ruée sur Kirkouk sitôt lancée l’offensive américaine. Et Américains et Turcs s’angoissaient à l’idée que des centaines de peshmergas venus à bord de leurs pick-up d’Erbil, au nord, et de Souleimaniyah, à l’est, foncent sur cette ville. Cela paraissait tout sauf improbable. Le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) et l’Union patriotique du Kurdistan (UPK) qui avaient soustrait par les armes le Kurdistan à l’autorité de Saddam Hussein en 1991 avaient décidé de faire leur capitale de Kirkouk, ville historiquement kurde malgré l’arabisation forcée pratiquée par le raïs, resté maître de la cité.
Les Kurdes, qui rêvaient de voir leurs peshmergas « libérer » Kirkouk en même temps que les soldats américains à Bagdad, sont tenus à distance de leur capitale proclamée par ces mêmes Américains et obligés de ronger leur frein. À tous les postes qui jalonnent la ligne de front, les combattants kurdes disent, avec le sourire, « attendre ». À Kalakacha, devant la dernière barrière sur la route conduisant droit aux casemates irakiennes, ils assurent même « occuper des positions défensives ». Depuis l’ouverture du conflit, les Kurdes ont progressé de plusieurs kilomètres en direction de Kirkouk (300 km au nord de Bagdad). Malgré le recul de l’armée irakienne, le contraste est frappant avec l’avant-guerre. Des soldats kurdes envisageaient alors une ruée sur Kirkouk sitôt lancée l’offensive américaine. Et...
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