Wayne Rooney, attaquant prodige d’Everton, n’en finit plus, à 17 ans, de brûler les étapes, avec une titularisation fracassante en équipe d’Angleterre mercredi contre la Turquie et un nouveau but dimanche en championnat pour son club d’Everton, son 5e de la saison. « Il faut toujours être très vigilant et ne pas demander trop d’un joueur aussi jeune. » Le sélectionneur de l’équipe d’Angleterre, Sven-Goran Eriksson, se veut prudent mais n’hésite pas pour autant à aligner d’entrée un joueur de 17 ans, même pas titulaire dans son club et qui n’a jamais connu une sélection en espoirs. Eriksson va même plus loin : « Wayne est mon premier choix pour être aligné aux côtés de Michael Owen. » Mais son entraîneur à Everton David Moyes, qui tente de le protéger de la pression et du surmenage, souhaite lui éviter une tournée en mai avec la sélection anglaise en Afrique du Sud. Surnommé « Roonaldo », Rooney, né à Liverpool dans une famille modeste et formé à Everton, a fait ses débuts en Premier League comme remplaçant, le 17 août dernier contre Tottenham. Il est devenu le plus jeune buteur de la D1 anglaise le 19 octobre, en trompant le gardien d’Arsenal, David Seaman, d’un somptueux tir sous la transversale. En février, il est devenu à 17 ans et 111 jours le plus jeune international anglais, disputant la seconde période lors de la défaite en match amical de l’Angleterre contre l’Australie (1-3). L’attaquant a ainsi replongé dans l’oubli James Prinsep (17 ans et 254 jours), sélectionné contre l’Écosse le 5 avril 1879. « Wayne ne semble pas avoir de problèmes, même si physiquement et au niveau mental il doit encore s’améliorer, explique Eriksson. Mais pour lui, les problèmes pourraient commencer maintenant, même si je crois qu’il en est à l’abri. C’est maintenant qu’il doit être bien entouré. » Car avec le succès, Rooney aura bien du mal à rester longtemps loin de la pression des médias et de la foule. Dimanche, sur une double page, le Sunday Mirror nous apprenait qu’il avait une petite amie, Colleen, et publiait même sa photo. Le tabloïd s’amusait à comparer le niveau de vie de Wayne avec celui de son camarade en sélection, David Beckham. Rooney vit encore chez ses parents, se déplace sur un vélo-cross, quand Beckham conduit notamment une Ferrari et une Bentley. Wayne se fait coiffer pour 5 livres (7,8 euros) chez le coiffeur du coin mais gagne déjà 13 000 livres (20 000 euros) par semaine (contre 100 000 livres, 156 000 euros, par semaine pour Beckham). Déjà présenté comme la future grande vedette anglaise, Rooney, s’il brûle les étapes, devra aussi, préviennent de nombreux entraîneurs, éviter de se brûler les ailes. D’autres jeunes joueurs extrêmement talentueux en ont ainsi fait les frais avant lui, de Paul « Gazza » Gascoigne au Nord-Irlandais Norman Whiteside.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Wayne Rooney, attaquant prodige d’Everton, n’en finit plus, à 17 ans, de brûler les étapes, avec une titularisation fracassante en équipe d’Angleterre mercredi contre la Turquie et un nouveau but dimanche en championnat pour son club d’Everton, son 5e de la saison. « Il faut toujours être très vigilant et ne pas demander trop d’un joueur aussi jeune. » Le sélectionneur de l’équipe d’Angleterre, Sven-Goran Eriksson, se veut prudent mais n’hésite pas pour autant à aligner d’entrée un joueur de 17 ans, même pas titulaire dans son club et qui n’a jamais connu une sélection en espoirs. Eriksson va même plus loin : « Wayne est mon premier choix pour être aligné aux côtés de Michael Owen. » Mais son entraîneur à Everton David Moyes, qui tente de le protéger de la pression et du surmenage, souhaite...