Les richesses archéologiques et patrimoniales millénaires de l’Irak, menacées par le conflit en cours, font l’objet d’une guerre des mots entre le régime irakien et les forces américano-britanniques. Les autorités de Bagdad accusent la coalition de détruire ces richesses, tandis que cette dernière affirme que le régime irakien s’en sert comme de boucliers. Un officier américain a démenti jeudi des tirs sur des mosquées, notamment celle abritant le tombeau d’Ali, gendre du prophète Mahomet, à Najaf, ville sainte chiite située à 150 km au sud de Bagdad, accusation portée contre ses troupes par le ministre irakien de l’Information Mohammed Saïd al-Sahhaf. Le Commandement central américain a accusé le régime irakien d’utiliser délibérément des sites religieux à des fins militaires et affirmé que les forces américaines entrées dans Najaf avaient essuyé « des tirs des forces irakiennes provenant de l’intérieur de la mosquée d’Ali », mais qu’elles n’avaient pas répliqué. Bagdad soutient de son côté que des sites ont déjà été endommagés par les tirs et bombardements américano-britanniques. Mercredi, l’Unesco a déclaré redouter que les bombardements n’aient déjà endommagés une partie du patrimoine. « Nous avons reçu des informations signalant que le musée de Tikrit (la ville natale de Saddam Hussein, dans le nord du pays) a été touché, ainsi que celui de Mossoul et un palais de Bagdad contenant une collection d’objets de la monarchie », a déclaré l’archéologue algérien Monir Buchenaki, directeur adjoint du département de la culture à l’Unesco. Les 33 musées irakiens ont aussi pris leurs précautions, selon le président de l’Office national des antiquités irakiennes, Jaber Khalil Ibrahim. Ils ont stocké des pièces dans des souterrains, des statues ont été arrimées aux murs. Et les responsables de sites ont fait écrire en lettres géantes les mots « musée » et « Unesco » sur les toits des bâtiments qui abritent des richesses artistiques. Selon M. Buchenaki, plus de 4 000 pièces avaient disparu de différents musées, dont ceux de Mossoul (Nord), Kerbala et Bassora.
Les richesses archéologiques et patrimoniales millénaires de l’Irak, menacées par le conflit en cours, font l’objet d’une guerre des mots entre le régime irakien et les forces américano-britanniques. Les autorités de Bagdad accusent la coalition de détruire ces richesses, tandis que cette dernière affirme que le régime irakien s’en sert comme de boucliers. Un officier américain a démenti jeudi des tirs sur des mosquées, notamment celle abritant le tombeau d’Ali, gendre du prophète Mahomet, à Najaf, ville sainte chiite située à 150 km au sud de Bagdad, accusation portée contre ses troupes par le ministre irakien de l’Information Mohammed Saïd al-Sahhaf. Le Commandement central américain a accusé le régime irakien d’utiliser délibérément des sites religieux à des fins militaires et affirmé que les...
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