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Bolivie L’espoir s’amenuise de retrouver des survivants à Chima

Douleur et impuissance prévalaient mercredi matin à Chima, petite commune aurifère isolée du reste de la Bolivie, en raison de l’infime probabilité de retrouver d’éventuels survivants parmi les 200 à 400 disparus, ensevelis par une gigantesque avalanche de boue et de pierre. Avec pour seuls outils leurs mains, quelques rares pelles, des bâtons et des pics, 200 personnes ont passé une partie de la nuit, à la lueur blafarde et vacillante de torches et de lampes de fortunes, à tenter en vain de dégager le corps d’un parent, d’un ami, d’un voisin. Environ 40 % de la commune ont été engloutis. Depuis plus de 48 heures que la tragédie s’est produite, 13 corps ont été dégagés, sept blessés secourus et 130 sinistrés recensés. En raison du mauvais temps, du piteux état de l’unique route à flanc de montagne qui relie La Paz à Chima, distante de 250 km au nord, les engins et le matériel qui auraient permis d’engager des opérations de secours d’envergure n’étaient sur le point d’arriver que dans la journée de mercredi. S’ajoute à ces entraves naturelles le peu de moyens financier, humain et matériel dont dispose la Bolivie, le pays le plus pauvre du sous-continent, pour affronter des catastrophes de cette ampleur. Des secouristes français et espagnols équipés de matériels de détection modernes et de chiens ont annoncé leur venue imminente. Mais « nous ne connaissons pas exactement la date de leur arrivée », a indiqué mercredi matin le directeur de la Défense civile, le général Juste Gareca, qui se trouve sur place pour organiser les secours. Les opérations de déblaiement à l’aide de matériel de fortune ont repris au lever du jour dans l’attente de ces renforts. Au fur et à mesure que le temps passe, estime la presse locale, les possibilités de trouver des survivants s’amenuisent. Seuls quelque 100 soldats, sans formation pour ce type de mission et mal équipés, sont à pied d’œuvre depuis 48 heures et apportent un peu d’aide aux habitants qui persistent dans leurs efforts de trouver d’éventuels survivants. Les habitants estiment que le glissement de terrain a été favorisé par les forages à la dynamite intensifs faits par les mineurs-orpailleurs pour creuser des galeries sur le flanc de la colline afin d’en extraire le minerai aurifère.
Douleur et impuissance prévalaient mercredi matin à Chima, petite commune aurifère isolée du reste de la Bolivie, en raison de l’infime probabilité de retrouver d’éventuels survivants parmi les 200 à 400 disparus, ensevelis par une gigantesque avalanche de boue et de pierre. Avec pour seuls outils leurs mains, quelques rares pelles, des bâtons et des pics, 200 personnes ont passé une partie de la nuit, à la lueur blafarde et vacillante de torches et de lampes de fortunes, à tenter en vain de dégager le corps d’un parent, d’un ami, d’un voisin. Environ 40 % de la commune ont été engloutis. Depuis plus de 48 heures que la tragédie s’est produite, 13 corps ont été dégagés, sept blessés secourus et 130 sinistrés recensés. En raison du mauvais temps, du piteux état de l’unique route à flanc de montagne...