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La crise nigériane inquiète le marché et soutient le brut

Les cours du pétrole se sont repris hier, les investisseurs craignant des difficultés d’approvisionnement en raison de la crise politique au Nigeria, alors qu’ils attendent la prise de Bagdad par les troupes américaines. Vers 16h00 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai, référence sur l’International Petroleum Exchange (IPE) de Londres, progressait de 43 cents à 25,64 dollars. À New York, le prix du brut de référence (light sweet crude) pour livraison rapprochée en mai prenait 32 cents à 28,88 dollars. « Il y a peu de nouvelles et les cours du brut se sont redressés après une ouverture en baisse », a indiqué Jonathan Copus, courtier à la banque HSBC. « L’Irak et le Nigeria restent les principaux moteurs du marché, et ces facteurs continuent de soutenir les prix », a-t-il ajouté. Selon David Thomas, analyste à la Commerzbank, la baisse des cours du pétrole ces derniers jours avait été exagérée, c’est pourquoi les cours se sont repris. « Les investisseurs se rendent compte que les facteurs fondamentaux du marché sont des facteurs de soutien : la baisse de la production au Nigeria et l’impact encore à venir de l’interruption des exportations irakiennes », a noté cet analyste. La situation de crise au Nigeria, qui a entraîné une chute de 40 % de la production dans ce pays, fait craindre au marché un approvisionnement insuffisant. « Les gens réalisent que le pétrole nigérian est toujours absent du marché », a souligné Robert Laughlin, opérateur à la maison de courtage GNI. « Cela fait plus d’une semaine que les ouvriers nigérians n’ont pas produit de pétrole », a-t-il ajouté. « C’est ce qui domine le marché, malgré les progrès enregistrés en Irak par les troupes alliées », a conclu le courtier. Les groupes pétroliers étrangers opérant au Nigeria ont fermé la quasi-totalité de leurs infrastructures depuis le 16 mars, en raison de violences ethniques avant les élections prévues les 12 et 19 avril. « Les compagnies pétrolières refusent toujours de retourner là-bas tant que les problèmes ne sont pas réglés », a remarqué Adam Sieminski, analyste à la Deutsche Bank. « Le gouvernement nigérian a reconnu qu’il n’avait pas encore trouvé un accord avec les fonctionnaires sur une hausse des salaires », a pour sa part indiqué Kevin Norrish, analyste à la banque Barclays Capital. Les employés du secteur public, comprenant l’industrie pétrolière, avait annulé mardi une grève de trois jours à condition d’obtenir l’augmentation de salaires de 12,5 % promise, selon eux, par le gouvernement. En outre, le marché a échoué à profiter longuement de la hausse, plus élevée qu’attendu, des stocks de brut américains la semaine dernière. Selon David Thomas, les stocks de brut aux États-Unis restent bas, malgré l’augmentation de 6,8 millions de barils (Mb) signalée mercredi par le département de l’Énergie (DoE). Ils restent en baisse de 50,2 Mb (15,2 %) par rapport à l’année dernière, selon le DoE. Le marché reconnaît également que les stocks commerciaux aux États-Unis (détenus par les entreprises et non le gouvernement) sont très faibles, a ajouté M. Thomas. Par ailleurs, l’attention du marché est restée focalisée sur l’Irak, où les troupes américaines se trouvent désormais aux portes de Bagdad. Les exportations irakiennes pourraient ne pas reprendre avant des mois Les exportations de pétrole irakien pourraient ne pas reprendre avant des mois, selon un général américain cité par le Wall Street Journal, hier. En outre, la production, quand elle reprendra, devrait être inférieure à la normale en raison de problèmes d’infrastructure comme l’acheminement de pièces de rechange vers les champs de pétrole, affirme le général Robert Crear, commandant de la division sud-ouest du corps des ingénieurs de l’armée et interrogé à Rumeila dans le sud de l’Irak. Selon le général Crear, la remise en état des puits de pétrole irakiens pourrait prendre jusqu’à 6 mois. La semaine dernière, ajoute le quotidien financier, un commandant britannique en charge de troupes dans la région avait estimé que cela prendrait 3 mois et un milliard de dollars pour reprendre les exportations de pétrole du sud de l’Irak.
Les cours du pétrole se sont repris hier, les investisseurs craignant des difficultés d’approvisionnement en raison de la crise politique au Nigeria, alors qu’ils attendent la prise de Bagdad par les troupes américaines. Vers 16h00 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai, référence sur l’International Petroleum Exchange (IPE) de Londres, progressait de 43 cents à 25,64 dollars. À New York, le prix du brut de référence (light sweet crude) pour livraison rapprochée en mai prenait 32 cents à 28,88 dollars. « Il y a peu de nouvelles et les cours du brut se sont redressés après une ouverture en baisse », a indiqué Jonathan Copus, courtier à la banque HSBC. « L’Irak et le Nigeria restent les principaux moteurs du marché, et ces facteurs continuent de soutenir les prix », a-t-il ajouté. Selon...