La Garde républicaine, dont au moins trois divisions assurent la défense des alentours de Bagdad, constitue le noyau dur des forces armées irakiennes avec les hommes les mieux entraînés, les mieux équipés et les plus motivés. Les hélicoptères «tueurs de chars » américains Apache ont commencé hier à attaquer les positions de la division blindée al-Madina al-Munawara, sur la route sud de la capitale. Équipées de chars T-72, de fabrication russe, protégées par une défense antiaérienne extrêmement dense, ces unités sont considérées par les experts militaires occidentaux comme des troupes d’élite, d’un niveau supérieur aux forces régulières américaines et comparable à celui des Marines. La Garde républicaine avait toutefois subi des pertes importantes en 1991 lors de la guerre du Golfe et elle n’a jamais pu reconstituer l’intégralité de son matériel et le moderniser, en raison de 12 ans de sanctions internationales. Les hommes sont recrutés sur la base du volontariat, mais seuls les Irakiens sunnites peuvent en faire partie, les Kurdes ou les chiites, jugés peu fiables, en étant exclus. Ce sont des militaires de métier, bien payés, dotés de divers privilèges matériels comme la fourniture de logements ou d’une voiture. La division al-Madina est une « des meilleures de la Garde républicaine, une des plus puissantes », a estimé devant les journalistes le général américain Stanley McChrystral, directeur adjoint des opérations à l’état-major. Elle a déjà combattu les Américains en 1991, résistant au lieu de fuir au prix de pertes considérables. Le 27 février 1991, la 2e brigade de la 1re division blindée américaine devait détruire en moins d’une heure des pièces d’artillerie qui l’avaient attaqué mais également 61 chars et 34 blindés transports de troupes de la division al-Madina. Selon les informations du Pentagone, cette division a établi une ligne de défense à environ 80 kilomètres au sud de Bagdad, et une seconde ligne dans la périphérie immédiate de la capitale. La division blindée al-Nida assure la défense à l’est, la division blindée al-Hammurabi protège l’accès ouest de Bagdad. Mais ces unités ne compteraient plus au total que 500 pièces d’artillerie, quelque 800 chars et 1 100 blindés, selon la revue britannique spécialisée Jane’s. Constituée au départ comme garde spéciale du président Saddam Hussein, la Garde républicaine avait ensuite été considérablement développée pendant dans la guerre avec l’Iran (1980-1988) atteignant 150 000 hommes pour remplacer une armée régulière défaillante. Ne dépendant pas de l’état-major de l’armée, c’est la Garde républicaine qui avait envahi le Koweït en 1990. Considérablement affaiblie après la guerre du Golfe, elle a bénéficié de tous les efforts du régime ces dernières années et a été chargée de la protection de la périphérie de la capitale. Mais elle ne compte aujourd’hui qu’environ 60 000 hommes répartis en huit divisions, dont trois blindées. Méfiant, le président Saddam Hussein n’a pas permis qu’elle soit déployée à l’intérieur de Bagdad et a constitué une unité spéciale de 15 000 hommes, la Garde républicaine spéciale, chargée de garder ses nombreux palais, la seule unité militaire régulière présente dans la capitale.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La Garde républicaine, dont au moins trois divisions assurent la défense des alentours de Bagdad, constitue le noyau dur des forces armées irakiennes avec les hommes les mieux entraînés, les mieux équipés et les plus motivés. Les hélicoptères «tueurs de chars » américains Apache ont commencé hier à attaquer les positions de la division blindée al-Madina al-Munawara, sur la route sud de la capitale. Équipées de chars T-72, de fabrication russe, protégées par une défense antiaérienne extrêmement dense, ces unités sont considérées par les experts militaires occidentaux comme des troupes d’élite, d’un niveau supérieur aux forces régulières américaines et comparable à celui des Marines. La Garde républicaine avait toutefois subi des pertes importantes en 1991 lors de la guerre du Golfe et elle n’a jamais...