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ALZHEIMER L’anéantissement de la mémoire(photos)

Un récent documentaire, diffusé par France 3 à l’occasion de la Journée mondiale Alzheimer, était consacré à une des séquelles de cette maladie: la perte totale de la mémoire. Avec un regard infiniment discret et pudique, voire bienveillant, le documentaire se fixait sur les témoignages et les réactions des proches et surtout sur l’expression des visages des victimes de cette maladie. Un parti pris sensible où on percevait la volonté d’éveiller l’intérêt pour ce mal quasi inconnu, ou confondu à tort à d’autres maux jusqu’au milieu du XXe siècle. Maladie dégénérative grave, survenant entre 50 et 70 ans, elle est marquée par des troubles de la mémoire, des états dépressifs, des perturbations du langage évoluant vers une anomalie de la perception manifestée par des troubles de la reconnaissance des informations émanant du monde extérieur, transmises visuellement ou par les voies auditives. À ces manifestations vient s’ajouter la désorganisation des activités gestuelles quotidiennes, voire la réalisation quasi spontanée des gestes rituels et utilitaires (saluer, allumer la lumière, cacheter une lettre, téléphoner ou moudre du café, etc.). Progressivement, suit l’apparition des symptômes d’une atrophie cérébrale diffuse, mise en évidence par le scanner. L’intention sous-jacente de l’émission était aussi d’opérer une comparaison de la maladie d’Alzheimer et l’anéantissement de la mémoire avec la société actuelle, si peu soucieuse des leçons et des expériences cuisantes du passé... Une métaphore très pertinente illustrée par cette infirmité récemment apparue, qui plonge sa victime et ses proches dans un quotidien totalement irrationnel. Silencieux, absent, ce proche, fils ou mari, frère ou père, totalement étranger à ses parents dont il bouleverse profondément présent et avenir. Des proches qui s’échinent à le garder vivant sans savoir ou croire qu’il est encore vivant ou non... Pour la première fois, cet aspect psychosocial de la maladie d’Alzheimer est abordé sous cet angle: une maladie de la société actuelle, peu soucieuse et solidaire de sa mémoire. Les témoignages des proches, recueillis sur le vif, sont poignants. «Il était vif, spirituel, brillant»,se remémore cette fille devant les ruines d’un père hagard, ramassé sur lui-même, complètement hors de ce monde. «C’est une maladie qui m’a volé mon mari mais aussi tout ce qui restait vivant autour de nous: nous faisons peur aux autres et ils nous fuient.» Ce que cette émission mettait aussi en relief, c’est la métamorphose, également, des proches. Des conséquences de la maladie sur l’environnement du malade, ses proches, ses amis qui le soignent. Car la maladie d’Alzheimer concerne autant le sujet atteint que les siens. La proximité dans la chute, mettant à dure épreuve dévouement et abnégation, n’est pas sans dégâts pour l’entourage. «En tant qu’épouse et médecin, avouera une compagne, je l’ai accompagné jusqu’au bout du plus que je pouvais. Et c’est comme conjointe que c’est le plus difficile à vivre, car vous vous sentez partir avec le malade dans la mort. Une mort qui dure si longtemps que cela fait l’effet d’un deuil blanc. À chaque nouvelle aggravation de la maladie, c’est un nouveau deuil à faire. Si douloureux qu’au moment du décès, un double sentiment s’installe: le chagrin de la perte d’un être proche et le soulagement que cela soit fini...» Adolescence L’âge des pulsions agressives Toutes les études reconnaissent que l’adolescence est une période de la vie qui déstabilise. Si les garçons sont plus impliqués dans des gestes et des actes violents (20,1%) quand ils sont en colère, les adolescentes manifestent leur mal-être par de la violence verbale ou, dans une moindre proportion (6,8%), des gestes violents contre elles-mêmes. L’adolescence, on le sait, est une période particulièrement difficile. Les deux sexes se trouvent confrontés à des pulsions agressives qu’ils extériorisent par des gestes dont ils ne mesurent pas la gravité. Chez les filles, leurs changements corporels produisent l’impression que leur corps leur échappe. Les actes agressifs commis contre elles-mêmes ne sont alors qu’une tentative d’en reprendre possession. Même si les jeunes filles d’aujourd’hui sont mises au courant très tôt des détails anatomiques et physiologiques qui concernent la reproduction, vivre les changements inhérents leur donne l’impression que leur corps leur échappe. D’où le fait qu’une grande partie des adolescentes est émotionnellement très déstabilisée. Fait curieux, de nombreuses études démontrent que, depuis sept à huit ans, le nombre des filles qui passent à l’acte est en nette progression (+30%). «Aux troubles classiquement féminins, commente un spécialiste étranger, comme la boulimie, s’ajoutent aujourd’hui des comportements masculins de violence.» Comment les aider? En cas de boulimie, de tentative de suicide, d’automutilation, la prise en charge psychologique s’impose. Les violences verbales et physiques sont souvent la traduction d’un trouble psychologique. À ne pas perdre de vue aussi que les problèmes d’acné, banals à cet âge, sont facteurs d’anxiété et de dépression. Pour être moins impliquées dans les agressions, les filles ne sont pas en reste côté violence verbale. Et là, l’environnement familial joue un rôle capital. Certaines filles prennent pour prototype un parent physiquement ou verbalement violent et copient consciemment ou pas son comportement. Une consultation permet, dans la plupart des cas, de voir plus clair dans ce qui se passe et d’agir en conséquence. Autrement, il faut donner du temps au temps pour que «le petit» d’hier s’équilibre en adulte... Les maladies professionnelles On dénombre une centaine de maladies qu’on attrape en travaillant. Elles sont dues aux postures de travail, aux vibrations mécaniques de certaines machines, la haute température exigée dans certains métiers... Il s’agit généralement d’affections lentes qui atteignent progressivement l’ouvrier, le salarié, bref la personne qui accomplit la tâche professionnelle qu’exige son emploi. Lorsque le caractère professionnel est reconnu dans les pays avancés, le malade perçoit des indemnités journalières qui compensent la perte de son salaire. Généralement, elles sont plus élevées qu’en cas de simple maladie. Il existe dans chaque pays évolué une liste des affections qui donnent droit à semblables indemnités. Pour chacune d’entre elles sont indiquées les circonstances susceptibles de la provoquer, les symptômes et la période pendant laquelle un médecin a constaté cette maladie. Comme tout médecin, celui du travail est tenu au secret professionnel. Il ne peut transmettre que des informations techniques concernant l’aptitude ou l’inaptitude à exercer. Sans donner de diagnostic détaillé ou d’indication sur les problèmes de santé. Son rôle est de prévenir les accidents et de dépister les maladies professionnelles ou non. Il doit dépister les maladies contagieuses, détecter les éventuelles affections dont un employé est atteint afin qu’elles puissent être soignées avant d’avoir des séquelles autant pour le malade que pour l’entreprise. En cas de problème (constat d’une anomalie), il conseille au salarié de consulter son médecin traitant. Si nécessaire, il peut conseiller ou même demander un aménagement du poste du patient, dans l’entreprise. Cancer du sein Le dépistage généralisé sauve des vies Le dépistage systématique dans certains pays occidentaux concernant le cancer du sein sauve des vies. Une récente étude sur le sujet, entreprise en France, a démontré que 50% des cas sont dépistés auprès des femmes de 65 ans, pour le cancer du sein. Ce qui a incité les autorités sanitaires à proposer une mammographie gratuite, chaque deux ans, à toute femme entre 50 et 70 ans faisant la demande. Ce dépistage, pris en charge par l’État, consiste en un examen radiologique avec prise de deux clichés. La lecture des résultats est assurée par deux médecins, voire un troisième en cas de doute. Après l’examen, la femme est informée des résultats de la première lecture puis de ceux de la seconde lecture par les médecins qui ont interprété chacune des radios. Cette mammographie permet de détecter une tumeur non palpable d’un diamètre de 0,5 à 1 cm. À ce stade, 90% des cancers diagnostiqués guérissent par des traitements permettant la conservation du sein atteint. Selon le journal scientifique Lancet, le dépistage généralisé réduit de 21% la mortalité par cancer du sein... Pour certains spécialistes français, cependant, il faudrait une exploration plus complète. Ils préconisent un interrogatoire de la patiente déterminant les facteurs de risque, deux clichés au minimum par sein et une échographie. D’après ces spécialistes, ces méthodes conjuguées pourraient réduire de 50% la mortalité par cancer du sein en l’espace de dix ans... Autant d’évaluations incitant nos femmes, faute d’initiatives nationales, d’entreprendre par leurs propres moyens, si elles ont les possibilités financières, leur propre défense contre ce mal ravageur qui ne connaît pas de frontières. L’automédication, une aventure périlleuse Qui parmi nous tous n’a jamais pris quelque «remède souverain» conseillé par un ami ou un membre de sa famille? Pourtant ce geste, quasi routinier et apparemment sans risques, peut entraîner des conséquences sensiblement plus graves que le mal de tête ou le gros rhume qu’on tente de juguler... Car il ne faut pas perdre de vue que les médicaments d’aujourd’hui sont des parents très lointains de ceux du passé. Ils peuvent être souvent salvateurs ou miraculeux, mais en user avec désinvolture et ignorance totale de leurs effets, c’est s’exposer à des risques graves. Une très ancienne habitude veut qu’on garde les restes d’un traitement efficace dans la pharmacie familiale, «dans le cas où...», parfois sans même faire cas de la date de péremption du produit concerné... Or il s’agit d’une mention fondée sur des données scientifiques de conservation. Elle indique la date limite de l’efficacité du produit ainsi que celle de sa tolérance. Ne pas la respecter avec rigueur équivaut à l’exposition à des risques, parfois imprévisibles, parfois bien plus graves que le mal qu’on tente de combattre... Qu’en est-il des sirops déjà entamés? Si les règles de la conservation mentionnées sur la notice d’emploi (température, à l’abri de la lumière, contre-indication, posologie, etc.) accompagnant le produit en question ont été scrupuleusement observées, le sirop entamé pourrait être utilisé. En cas de doute, il faudrait s’en abstenir. Dans tous les cas, toutefois, mieux vaut que la réutilisation s’effectue après un avis médical positif... Division en deux des comprimés Les médicaments utilisables par moitié sont, seuls, les comprimés sécables. Si la notice accompagnant le médicament indique que le fractionnement du comprimé convient en traitement pédiatrique, il n’y a plus de problème. Par contre, ouvrir une gélule, en diviser le contenu ou bien fractionner et diviser un comprimé non sécable sont des gestes à ne jamais faire. La reprise des remèdes prescrits Face à une rechute, on est forcé de mettre en cause, faute d’autres facteurs, l’efficacité du traitement prescrit. Il est donc déconseillé de pratiquer l’automédication en répétant le traitement déjà indiqué sans consulter de nouveau son médecin... RUBRIQUE RÉALISÉE PAR Claire Gebeyli
Un récent documentaire, diffusé par France 3 à l’occasion de la Journée mondiale Alzheimer, était consacré à une des séquelles de cette maladie: la perte totale de la mémoire. Avec un regard infiniment discret et pudique, voire bienveillant, le documentaire se fixait sur les témoignages et les réactions des proches et surtout sur l’expression des visages des victimes de cette maladie. Un parti pris sensible où on percevait la volonté d’éveiller l’intérêt pour ce mal quasi inconnu, ou confondu à tort à d’autres maux jusqu’au milieu du XXe siècle. Maladie dégénérative grave, survenant entre 50 et 70 ans, elle est marquée par des troubles de la mémoire, des états dépressifs, des perturbations du langage évoluant vers une anomalie de la perception manifestée par des troubles de la reconnaissance des...