Le président français Jacques Chirac s’est de nouveau opposé aux États-Unis hier en refusant de leur donner carte blanche pour l’administration de l’Irak et en replaçant la gestion de l’après-guerre dans le cadre de l’Onu. « La France n’acceptera pas une résolution tendant à légitimer l’intervention militaire et à donner aux belligérants américains et anglais les pouvoirs d’administration de l’Irak », a dit M. Chirac au cours d’une conférence de presse, à l’issue du sommet européen de Bruxelles. Selon une source française, un projet de texte britannique en ce sens circule aux Nations unies à New York. Les États-Unis ont de leur côté fait savoir qu’ils comptaient exercer, dans un premier temps, une sorte de mandat sur l’Irak et assurer eux-mêmes l’administration militaire et civile de ce pays dès la fin des hostilités. Paris redoute qu’à travers une résolution sur l’après-conflit, Washington et Londres ne cherchent à légitimer a posteriori une intervention armée contre l’Irak qui n’a pas obtenu le feu vert du Conseil de sécurité de l’Onu. Avec cette guerre, les États-Unis et la Grande-Bretagne sont « sortis, hélas, de la légalité internationale », a asséné Jacques Chirac. « Quelle que soit l’issue du conflit en Irak, quel que soit le résultat des opérations militaires, il faudra reconstruire, au sens large du terme », et « pour cela il n’y aura qu’une instance : ce n’est pas l’Europe, c’est l’Onu », a-t-il dit.Le président français Jacques Chirac s’est de nouveau opposé aux États-Unis hier en refusant de leur donner carte blanche pour l’administration de l’Irak et en replaçant la gestion de l’après-guerre dans le cadre de l’Onu. « La France n’acceptera pas une résolution tendant à légitimer l’intervention militaire et à donner aux belligérants américains et anglais les pouvoirs d’administration de l’Irak », a dit M. Chirac au cours d’une conférence de presse, à l’issue du sommet européen de Bruxelles. Selon une source française, un projet de texte britannique en ce sens circule aux Nations unies à New York. Les États-Unis ont de leur côté fait savoir qu’ils comptaient exercer, dans un premier temps, une sorte de mandat sur l’Irak et assurer eux-mêmes l’administration militaire et civile de ce pays dès la fin des hostilités. Paris redoute qu’à travers une résolution sur l’après-conflit, Washington et Londres ne cherchent à légitimer a posteriori une intervention armée contre l’Irak qui n’a pas obtenu le feu vert du Conseil de sécurité de l’Onu. Avec cette guerre, les États-Unis et la Grande-Bretagne sont « sortis, hélas, de la légalité internationale », a asséné Jacques Chirac. « Quelle que soit l’issue du conflit en Irak, quel que soit le résultat des opérations militaires, il faudra reconstruire, au sens large du terme », et « pour cela il n’y aura qu’une instance : ce n’est pas l’Europe, c’est l’Onu », a-t-il dit.
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