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Les Quinze appellent au respect de l’intégrité territoriale de l’Irak

Le sommet européen de Bruxelles a adopté hier soir une déclaration commune sur l’Irak, qui réaffirme le rôle fondamental des Nations unies dans les relations internationales, promet l’aide humanitaire de l’UE et appelle au respect de « l’intégrité » du territoire irakien. L’adoption du texte, entériné plus rapidement que prévu alors que les Quinze restent profondément divisés sur ce dossier, est intervenue peu après le déclenchement d’une offensive terrestre américano-britannique en territoire irakien. Comme ils l’avaient déjà fait lors d’un précédent sommet extraordinaire sur la crise irakienne le 17 février dernier, les Quinze ont estimé dans leur déclaration commune que « les Nations unies doivent continuer à jouer un rôle essentiel pendant et après la crise actuelle ». Ils ont plaidé pour « un mandat ferme » de l’Onu dans la perspective de l’après-guerre, sans mentionner explicitement la reconstruction de l’Irak. Le texte souligne aussi l’attachement de l’UE à « l’intégrité territoriale, à la souveraineté, à la stabilité politique et au désarmement intégral et effectif de l’Irak sur l’ensemble de son territoire, ainsi qu’au respect des droits du peuple irakien », notamment ses minorités ». « Nous invitons tous les pays de la région à s’abstenir de toute action, qui pourrait amener une augmentation de l’instabilité » régionale, a déclaré devant la presse M. Simitis dans une allusion apparente à la Turquie ou à Israël. Le Premier ministre grec Costas Simitis, dont le pays assure la présidence tournante de l’UE, a reconnu que les « divisions » au sein de l’Union européenne sur le dossier irakien ne pouvaient être résolues « en quelques heures ». Mais il a assuré que la déclaration commune des Quinze leur permettait de « se tourner vers l’avenir ». « Il y a des différences et les différences restent », a renchéri le président de la Commission européenne Romano Prodi. Selon lui, les dirigeants de l’UE ont malgré tout « été unis pour envisager les problèmes du futur et diminuer les conséquences de la guerre ». Selon une source proche de la rencontre, la réunion d’ouverture du sommet de Bruxelles s’est déroulée dans une ambiance « pas très chaleureuse, c’est le moins qu’on puisse dire ». Poignée de main hors caméras entre Chirac et Blair Les retrouvailles très attendues entre le président français Jacques Chirac, chef de file des opposants à la guerre, et le Premier ministre britannique Tony Blair, seul dirigeant européen à avoir engagé des troupes aux côtés des États-Unis, se sont limitées à une poignée de main hors caméras. Ils s’étaient auparavant soigneusement évités devant les photographes.
Le sommet européen de Bruxelles a adopté hier soir une déclaration commune sur l’Irak, qui réaffirme le rôle fondamental des Nations unies dans les relations internationales, promet l’aide humanitaire de l’UE et appelle au respect de « l’intégrité » du territoire irakien. L’adoption du texte, entériné plus rapidement que prévu alors que les Quinze restent profondément divisés sur ce dossier, est intervenue peu après le déclenchement d’une offensive terrestre américano-britannique en territoire irakien. Comme ils l’avaient déjà fait lors d’un précédent sommet extraordinaire sur la crise irakienne le 17 février dernier, les Quinze ont estimé dans leur déclaration commune que « les Nations unies doivent continuer à jouer un rôle essentiel pendant et après la crise actuelle ». Ils ont plaidé pour...