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GUERRE EN IRAK L’Opep prête à compenser toute pénurie de brut

L’Opep a réaffirmé hier qu’elle était prête à mobiliser ses capacités excédentaires de production de pétrole pour prévenir toute pénurie sur les marchés mondiaux après le début des hostilités en Irak. « Il n’est pas nécessaire de mettre plus de pétrole sur le marché », a toutefois précisé le secrétaire général de l’Opep Alvaro Silva Calderon lors d’une conférence de presse au siège de l’organisation à Vienne, au moment où, selon des indications US, des puits de pétrole seraient en feu en Irak près de la frontière avec le Koweït. « Le système des quotas continue », a-t-il ajouté, indiquant que le cartel « pourrait utiliser ses capacités excédentaires pour compenser une éventuelle pénurie ». « Le marché est bien approvisionné, plus que bien approvisionné », a-t-il encore indiqué. Le président de l’Opep, Abdallah al-Attiyah, avait souligné plus tôt que les marchés pétroliers étaient suffisamment approvisionnés pour le moment. « La bonne nouvelle, c’est qu’il n’y a aucun signe de pénurie », avait déclaré M. al-Attiyah, ministre qatari du Pétrole, à la chaîne de télévision CNN. Dans un communiqué diffusé à Vienne, M. al-Attiyah avait annoncé hier matin qu’il avait consulté les différents pays membres du cartel après le début des hostilités en Irak, et que ces derniers s’étaient engagés à utiliser leurs capacités de production excédentaires si nécessaires, afin de compenser l’arrêt des approvisionnements irakiens. « À la lumière des événements qui se déroulent en Irak et l’interruption d’approvisionnement d’un membre fondateur de l’Opep (l’Irak), j’ai consulté en tant que président de la Conférence de l’Opep les chefs des délégations », a indiqué M. al-Attiyah, dans un communiqué de l’agence Opecna, organe d’information du cartel. « Les pays membres se sont engagés à utiliser dans l’intérim leurs excédents de capacité pour assurer un approvisionnement continu », a ajouté M. al-Attiyah, après que les forces américaines eurent commencé à bombarder l’Irak. « Les producteurs sont confiants dans leur possibilité de maintenir un approvisionnement adéquat du marché et nous avons reçu les assurances qu’ils feraient tous les efforts en ce sens », a déclaré hier l’Agence internationale de l’énergie (AIE) dans un communiqué. Le prix du baril de brut (light sweet crude) pour livraison rapprochée en avril a progressé légèrement hier, repassant au-dessus de la barre des 30 dollars, après des informations sur des puits de pétrole en feu en Irak. Le marché du pétrole s’était considérablement détendu au cours des derniers jours, à mesure que s’approchait le début de la guerre. Le marché pariait jusqu’ici sur une guerre courte, qui n’entraînerait que des perturbations limitées dans l’approvisionnement pétrolier. L’Opep s’était engagée le 11 mars lors de sa dernière réunion ministérielle à Vienne à assurer l’approvisionnement du marché en cas de pénurie de pétrole.
L’Opep a réaffirmé hier qu’elle était prête à mobiliser ses capacités excédentaires de production de pétrole pour prévenir toute pénurie sur les marchés mondiaux après le début des hostilités en Irak. « Il n’est pas nécessaire de mettre plus de pétrole sur le marché », a toutefois précisé le secrétaire général de l’Opep Alvaro Silva Calderon lors d’une conférence de presse au siège de l’organisation à Vienne, au moment où, selon des indications US, des puits de pétrole seraient en feu en Irak près de la frontière avec le Koweït. « Le système des quotas continue », a-t-il ajouté, indiquant que le cartel « pourrait utiliser ses capacités excédentaires pour compenser une éventuelle pénurie ». « Le marché est bien approvisionné, plus que bien approvisionné », a-t-il encore...