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Droits de l’homme La Cour de cassation égyptienne acquitte Saadeddine Ibrahim

La justice égyptienne a acquitté hier le militant égypto-américain pour les droits de l’homme Saadeddine Ibrahim, mettant fin à une affaire qui empoisonnait les relations entre Washington et Le Caire. La Cour de cassation a jugé que le professeur Ibrahim, 64 ans, était innocent des accusations selon lesquelles il avait terni l’image de l’Égypte et reçu illégalement des fonds de l’étranger. « Je suis très content, je remercie Dieu pour ce jugement honnête », a déclaré ce professeur de sociologie à l’Université américaine du Caire, qui comparaissait libre. Des applaudissements, des cris de joie et des youyous ont éclaté au moment du verdict dans la salle de la Cour de cassation, où plusieurs diplomates occidentaux, dont des Américains, étaient présents. Il s’agissait du troisième procès du militant des droits de l’homme, qui avait été condamné une première fois en mai 2001 à sept ans de prison. Sa peine avait été confirmée le 29 juillet 2002 par la Haute Cour de sûreté de l’État. Saadeddine Ibrahim, qui avait été libéré de prison en décembre dernier, a précisé qu’il irait prochainement se faire soigner à l’étranger, probablement en Europe. Il souffre d’hypertension et de maux de dos qui le gênent pour marcher. La décision de la Cour de cassation, qui met fin à une affaire qui a empoisonné pendant près de trois ans les relations entre Le Caire et Washington, a été immédiatement saluée par l’ambassadeur des États-Unis au Caire, David Welch. Deux autres accusés ont été innocentés : Mohamed Hassanein Amara, un policier, et Nadia Abdel Nour, employée du Centre Ibn Khaldoun pour les droits de l’homme, dont M. Ibrahim était le directeur. Une autre employée du centre, Majida al-Beih, a été condamnée à six mois avec sursis, peine qu’elle a déjà purgée. M. Ibrahim était accusé principalement d’avoir reçu sans autorisation des fonds de l’étranger, notamment de l’Union européenne, de l’université israélienne de Haïfa et de l’Otan. Il était accusé également d’avoir « diffusé à l’étranger de fausses informations sur de prétendues fraudes électorales et persécutions religieuses à l’encontre des coptes ».
La justice égyptienne a acquitté hier le militant égypto-américain pour les droits de l’homme Saadeddine Ibrahim, mettant fin à une affaire qui empoisonnait les relations entre Washington et Le Caire. La Cour de cassation a jugé que le professeur Ibrahim, 64 ans, était innocent des accusations selon lesquelles il avait terni l’image de l’Égypte et reçu illégalement des fonds de l’étranger. « Je suis très content, je remercie Dieu pour ce jugement honnête », a déclaré ce professeur de sociologie à l’Université américaine du Caire, qui comparaissait libre. Des applaudissements, des cris de joie et des youyous ont éclaté au moment du verdict dans la salle de la Cour de cassation, où plusieurs diplomates occidentaux, dont des Américains, étaient présents. Il s’agissait du troisième procès du militant...