La guerre se rapproche, mais à l’Onu les diplomates persévèrent
le 19 mars 2003 à 00h00
Le compte à rebours d’une guerre contre l’Irak est enclenché, mais les diplomates persévèrent à l’Onu où doit se tenir aujourd’hui, au niveau des ministres des Affaires étrangères, une réunion publique du Conseil de sécurité sur l’Irak. Elle se déroulera quelques heures avant l’échéance de l’ultimatum fixé par le président américain George W. Bush, qui a exigé que Saddam Hussein et ses fils quittent l’Irak. Cette séance publique sera la quatrième réunion du Conseil de sécurité au niveau ministériel sur l’Irak depuis le retour des inspecteurs du désarmement en Irak. Ce sera aussi la première depuis leur retrait mardi pour cause de guerre imminente alors que son ordre du jour officiel est justement l’examen de leur programme de travail. Si l’influence de cette séance sur le déroulement des évènements semble devoir être des plus réduites, sa tenue devrait en revanche illustrer l’isolement au sein du Conseil de sécurité de ceux qui veulent changer le régime irakien par la force. Les diplomates américains et britanniques à l’Onu avaient essayé lundi d’empêcher qu’elle se tienne. « Une discussion de ce genre mercredi dans ces circonstances serait académique », avait affirmé Jeremy Greenstock, l’ambassadeur de Grande-Bretagne. « Cela revient à réarranger les chaises du Titanic », a déclaré mardi un diplomate américain, ajoutant, dans une allusion à la tragédie maritime qui aurait pu être facilement évitée, « le capitaine du bateau, lui, il n’avait pas vu l’iceberg ». La France, la Russie et l’Allemagne, à la tête du camp des pays, majoritaires au Conseil de sécurité, qui ne voient aucune raison de recourir maintenant à la force, seront représentées par leur ministre des Affaires étrangères. Le camp des partisans de la guerre devrait être plus clairsemé : Colin Powell, le secrétaire d’État américain, a déclaré mardi qu’il ne serait pas présent, pas plus, selon des diplomates à l’Onu, que Jack Straw, le ministre britannique des Affaires étrangères.
Le compte à rebours d’une guerre contre l’Irak est enclenché, mais les diplomates persévèrent à l’Onu où doit se tenir aujourd’hui, au niveau des ministres des Affaires étrangères, une réunion publique du Conseil de sécurité sur l’Irak. Elle se déroulera quelques heures avant l’échéance de l’ultimatum fixé par le président américain George W. Bush, qui a exigé que Saddam Hussein et ses fils quittent l’Irak. Cette séance publique sera la quatrième réunion du Conseil de sécurité au niveau ministériel sur l’Irak depuis le retour des inspecteurs du désarmement en Irak. Ce sera aussi la première depuis leur retrait mardi pour cause de guerre imminente alors que son ordre du jour officiel est justement l’examen de leur programme de travail. Si l’influence de cette séance sur le déroulement des...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.