Il est revenu en NBA et cela ne pouvait passer longtemps inaperçu. Du haut de son 1,65m et de ses 60 kilos tout mouillé, Earl Boykins est évidemment le plus petit joueur de la Ligue. Mais le meneur de Golden State – qui n’est pas l’équipe la plus impressionnante, on vous l’accorde – n’a cure de ce statut. Ce nain au pays des géants préfère quotidiennement montrer balle en mains que sa place n’est pas usurpée. À 26 ans, après plusieurs saisons de galères entre piges à la journée en NBA et séjours plus ou moins longs en CBA (la ligue mineure), il fait même figure de candidat très présentable au titre de meilleur sixième homme. Conscients que ce garçon n’est pas qu’un gadget, à l’image du Lilliputien Mugsy Bogues avant lui, les dirigeants des Warriors ont su lui faire confiance. Earl bénéficie donc d’un temps de jeu décent, soit plus de 20 minutes par match, et en fait bon usage. Ses quelques dix points de moyenne et une qualité de gestion souvent irréprochable sont les meilleurs avocats de l’ancien shooteur d’Eastern Michigan, qui a également redressé la courbe de son adresse dans les tirs à trois points. Grâce à des appuis inhabituels vu la hauteur de son centre de gravité, le « little big man » des Warriors se révèle souvent un poison pour les défenses adverses. Mais il est également servi par des qualités physiques carrément exceptionnelles pour un homme de sa taille. Boykins, capable de smasher à l’entraînement, soulève en effet la bagatelle de 136 kilos en développé-couché. Soit plus que son coéquipier Antawn Jamison, un grand gaillard de 2,06m. Morandais ne veut pas brûler les étapes Même si elle n’a jamais autant fait rêver de ce côté de l’Atlantique, même si on recense de plus en plus d’Européens au pays des étoiles où évoluent notamment quatre Français, tous les basketteurs de la planète ne jurent pas uniquement par la NBA. L’histoire de Michel Morandais est à cet égard assez édifiante. Ce petit Frenchie, encore junior dans l’équipe des « Buffalos » de Colorado University, vient de faire savoir qu’il ne sacrifierait pas à la mode de brûler les étapes. Il préfère aller au bout de son cursus universitaire, en 2004, et déclinera donc toute invitation à se présenter à la prochaine Draft NBA, au cours de laquelle les franchises professionnelles étoffent leurs effectifs en puisant parmi les meilleurs rookies ou joueurs étrangers. Morandais fait pourtant partie des basketteurs de France les plus courtisés. Certains observateurs lui promettaient même une place de choix, dès la fin du premier tour, avec par conséquent un contrat juteux à la clé. Ce statut ne doit rien au hasard : leader de sa fac, le Français en est le meilleur marqueur (au-delà des 17 points de moyenne). Défenseur de qualité, il peut aussi évoluer sur plusieurs postes des lignes arrière avec une certaine réussite.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Il est revenu en NBA et cela ne pouvait passer longtemps inaperçu. Du haut de son 1,65m et de ses 60 kilos tout mouillé, Earl Boykins est évidemment le plus petit joueur de la Ligue. Mais le meneur de Golden State – qui n’est pas l’équipe la plus impressionnante, on vous l’accorde – n’a cure de ce statut. Ce nain au pays des géants préfère quotidiennement montrer balle en mains que sa place n’est pas usurpée. À 26 ans, après plusieurs saisons de galères entre piges à la journée en NBA et séjours plus ou moins longs en CBA (la ligue mineure), il fait même figure de candidat très présentable au titre de meilleur sixième homme. Conscients que ce garçon n’est pas qu’un gadget, à l’image du Lilliputien Mugsy Bogues avant lui, les dirigeants des Warriors ont su lui faire confiance. Earl bénéficie donc...