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CRISE Israël compte sur un sévère plan d’austérité pour relancer son économie

Deux semaines après sa prise de fonctions, le ministre israélien des Finances Benjamin Netanyahu s’apprête à proposer un plan d’austérité visant à sortir Israël de la récession économique. Ce plan prévoit notamment des compressions budgétaires d’un total de 12,2 milliards de shekels (environ 3 milliards de dollars), des baisses de 8 à 10 % dans les traitements de la Fonction publique, le licenciement de quelque 10 000 fonctionnaires (dont 3 000 dans l’enseignement), et des coupes sombres au chapitre des dépenses sociales. Selon les révélations de la presse, ce « plan d’urgence » sera rendu public aujourd’hui. Nouveau recul du PIB prévu pour 2003 Israël traverse la crise économique la plus grave de son histoire, suite à 29 mois d’intifada et au ralentissement dans la haute technologie lié à la crise mondiale. Le produit intérieur brut (PIB) israélien a reculé de 1 % en 2001 et de 0,9 % en 2002, alors qu’un nouveau recul du PIB est prévu en 2003. Le déficit budgétaire a atteint en février un niveau record de près de 600 millions de dollars et devrait – selon la presse – encore augmenter pour passer de 3 à 3,9 % du PNB. Pêle-mêle, M. Netanyahu va réduire les allocations familiales et les allocations-chômage, augmenter les tarifs des transports publics, de l’eau et des carburants, supprimer toute sorte d’exemptions et de privilèges fiscaux. Fin de l’État providence La stratégie déclarée du Trésor est de renoncer à l’État providence afin de promouvoir une économie de marché qui devrait favoriser l’emploi, alors que le chômage touche plus de 10 % de la population active. M. Netanyahu a clairement indiqué qu’il entend procéder au pas de charge à la privatisation d’un maximum d’entreprises publiques. Les tranches d’imposition sur le revenu seront de leur côté revues à la baisse, ce qui devrait favoriser surtout les classes moyennes et supérieures, les plus pauvres n’en profitant pratiquement pas. Cette mesure devrait aussi inciter les Israéliens à investir davantage chez eux plutôt qu’à l’étranger. Les journaux ont fait état d’importants projets d’investissement dans les infrastructures nationales (voies ferrées, routes, parcs industriels, etc), ainsi que d’un projet calqué sur « le modèle irlandais » transformant Israël en « paradis » pour les investisseurs dans le secteur des industries de pointe. Aide américaine de 12 milliards de dollars Il reste que le ministère des Finances est loin d’avoir gagné la partie. Il a ainsi dû renoncer à dégraisser cette année le budget de la Défense, et le chef de la centrale syndicale Histadrout Amir Peretz a d’ores et déjà annoncé qu’il ne resterait pas les bras croisés « face à des mesures unilatérales du Trésor ». La Histadrout s’est ainsi élevée contre un projet qui envisage d’augmenter les contributions pour les retraites et de prolonger la durée d’activité des employés pour combler un trou de quelque 28 milliards de dollars dans les fonds de retraite. L’État hébreu s’apprête à adopter ce plan de rigueur également pour satisfaire aux exigences du gouvernement américain, dont il attend une aide militaire supplémentaire exceptionnelle de 4 milliards de dollars ainsi que des garanties sur des prêts bancaires d’un montant de 8 milliards de dollars.Deux semaines après sa prise de fonctions, le ministre israélien des Finances Benjamin Netanyahu s’apprête à proposer un plan d’austérité visant à sortir Israël de la récession économique. Ce plan prévoit notamment des compressions budgétaires d’un total de 12,2 milliards de shekels (environ 3 milliards de dollars), des baisses de 8 à 10 % dans les traitements de la Fonction publique, le licenciement de quelque 10 000 fonctionnaires (dont 3 000 dans l’enseignement), et des coupes sombres au chapitre des dépenses sociales. Selon les révélations de la presse, ce « plan d’urgence » sera rendu public aujourd’hui. Nouveau recul du PIB prévu pour 2003 Israël traverse la crise économique la plus grave de son histoire, suite à 29 mois d’intifada et au ralentissement dans la haute technologie lié à la crise mondiale. Le produit intérieur brut (PIB) israélien a reculé de 1 % en 2001 et de 0,9 % en 2002, alors qu’un nouveau recul du PIB est prévu en 2003. Le déficit budgétaire a atteint en février un niveau record de près de 600 millions de dollars et devrait – selon la presse – encore augmenter pour passer de 3 à 3,9 % du PNB. Pêle-mêle, M. Netanyahu va réduire les allocations familiales et les allocations-chômage, augmenter les tarifs des transports publics, de l’eau et des carburants, supprimer toute sorte d’exemptions et de privilèges fiscaux. Fin de l’État providence La stratégie déclarée du Trésor est de renoncer à l’État providence afin de promouvoir une économie de marché qui devrait favoriser l’emploi, alors que le chômage touche plus de 10 % de la population active. M. Netanyahu a clairement indiqué qu’il entend procéder au pas de charge à la privatisation d’un maximum d’entreprises publiques. Les tranches d’imposition sur le revenu seront de leur côté revues à la baisse, ce qui devrait favoriser surtout les classes moyennes et supérieures, les plus pauvres n’en profitant pratiquement pas. Cette mesure devrait aussi inciter les Israéliens à investir davantage chez eux plutôt qu’à l’étranger. Les journaux ont fait état d’importants projets d’investissement dans les infrastructures nationales (voies ferrées, routes, parcs industriels, etc), ainsi que d’un projet calqué sur « le modèle irlandais » transformant Israël en « paradis » pour les investisseurs dans le secteur des industries de pointe. Aide américaine de 12 milliards de dollars Il reste que le ministère des Finances est loin d’avoir gagné la partie. Il a ainsi dû renoncer à dégraisser cette année le budget de la Défense, et le chef de la centrale syndicale Histadrout Amir Peretz a d’ores et déjà annoncé qu’il ne resterait pas les bras croisés « face à des mesures unilatérales du Trésor ». La Histadrout s’est ainsi élevée contre un projet qui envisage d’augmenter les contributions pour les retraites et de prolonger la durée d’activité des employés pour combler un trou de quelque 28 milliards de dollars dans les fonds de retraite. L’État hébreu s’apprête à adopter ce plan de rigueur également pour satisfaire aux exigences du gouvernement américain, dont il attend une aide militaire supplémentaire exceptionnelle de 4 milliards de dollars ainsi que des garanties sur des prêts bancaires d’un montant de 8 milliards de dollars.
Deux semaines après sa prise de fonctions, le ministre israélien des Finances Benjamin Netanyahu s’apprête à proposer un plan d’austérité visant à sortir Israël de la récession économique. Ce plan prévoit notamment des compressions budgétaires d’un total de 12,2 milliards de shekels (environ 3 milliards de dollars), des baisses de 8 à 10 % dans les traitements de la Fonction publique, le licenciement de quelque 10 000 fonctionnaires (dont 3 000 dans l’enseignement), et des coupes sombres au chapitre des dépenses sociales. Selon les révélations de la presse, ce « plan d’urgence » sera rendu public aujourd’hui. Nouveau recul du PIB prévu pour 2003 Israël traverse la crise économique la plus grave de son histoire, suite à 29 mois d’intifada et au ralentissement dans la haute technologie lié à la crise...