La nouvelle réglementation expérimentée le week-end dernier à Melbourne au Grand Prix d’Australie, première épreuve du championnat du monde de Formule 1, a peut-être joué un rôle un peu plus important qu’on pouvait le penser aussitôt après l’arrivée de la course, la victoire de David Coulthard (McLaren-Mercedes) acquise. Elle peut apporter une explication à la défaite de Ferrari, de Michael Schumacher. Si les conditions atmosphériques et les incidents ont été des facteurs essentiels dans le résultat et le déroulement des 58 tours, il n’empêche le chambardement de l’ordonnancement du Grand Prix a sans doute perturbé plus d’un pilote dans sa préparation de la course. Et notamment, le premier d’entre eux, l’Allemand et quintuple champion du monde, Michael Schumacher. Si ce dernier est habitué à commettre une petite erreur par Grand Prix, à Melbourne, il les a cette fois collectionnées. Le « baron rouge » avait tout d’abord endommagé sa monoplace dans une sortie vendredi matin, perdu du temps dans sa préparation. L’après-midi, dans la séance servant à établir les ordres de départ pour les qualifications du samedi, Michael Schumacher n’avait pas paru très à l’aise. Avant de, le lendemain matin, finir par calquer ses propres réglages sur ceux de son coéquipier, le Brésilien Rubens Barrichello. « Un coéquipier, cela sert aussi à ça », avait alors déclaré l’Allemand. Et Michael Schumacher s’en était plutôt bien sorti sur le seul tour de qualification autorisé, obtenant la cinquante et unième « pole » de sa carrière. « Un des éléments majeurs » Mais c’est sans doute l’abolition du warm-up du dimanche matin qui a le plus perturbé le quintuple champion du monde. Lors de cette demi-heure durant laquelle les pilotes et ingénieurs effectuaient les dernières retouches aux réglages, réfléchissaient aux ultimes possibilités de stratégie, l’Allemand excellait, passant de sa voiture de course au mulet pour tenter de trouver la meilleure monture possible. Avec l’obligation aujourd’hui faite de déterminer sa stratégie de course, pneus et quantité de carburant avant les qualifications, les voitures ne pouvant plus être modifiées jusqu’au départ du Grand Prix le dimanche, Michael Schumacher a sans doute perdu une parti de ses repères, se laissant aller ainsi en course à quelques petites bévues. Dimanche d’ailleurs, de nombreux patrons d’écurie souhaitaient que la réglementation soit aménagée, que l’on puisse revenir à la possibilité d’effectuer le plein de carburant non pas avant mais après les qualifications. Éventualité que Max Mosley, le président de la Fédération internationale automobile (FIA) interrogé à ce propos par l’AFP après l’arrivée du Grand Prix, écartait aussitôt. « C’est un des éléments majeurs de la nouvelle réglementation, pour l’intérêt de la course. Ce point de règlement est essentiel », estimait Mosley. Si Michael Schumacher a été quelque peu perturbé en Australie, terminant sa belle série de podiums, de victoires, la concurrence ne doit pas attendre qu’il continue ainsi. Les adversaires de l’Allemand craignent une réaction dès la Malaisie dans quinze jours.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La nouvelle réglementation expérimentée le week-end dernier à Melbourne au Grand Prix d’Australie, première épreuve du championnat du monde de Formule 1, a peut-être joué un rôle un peu plus important qu’on pouvait le penser aussitôt après l’arrivée de la course, la victoire de David Coulthard (McLaren-Mercedes) acquise. Elle peut apporter une explication à la défaite de Ferrari, de Michael Schumacher. Si les conditions atmosphériques et les incidents ont été des facteurs essentiels dans le résultat et le déroulement des 58 tours, il n’empêche le chambardement de l’ordonnancement du Grand Prix a sans doute perturbé plus d’un pilote dans sa préparation de la course. Et notamment, le premier d’entre eux, l’Allemand et quintuple champion du monde, Michael Schumacher. Si ce dernier est habitué à...