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AVIATION Privatisation d’Air France en débat mardi à l’Assemblée

L’Assemblée nationale française examine à partir de mardi le projet de loi visant à engager la privatisation d’Air France, contre lequel les groupes socialiste et communiste ont annoncé déjà un vote négatif. Approuvé en première lecture à la mi-février par les sénateurs, le texte constitue « un dispositif d’accompagnement de la privatisation » de la compagnie aérienne, selon son rapporteur Charles de Courson (UDF). Lors de son audition par la commission des Finances, le ministre des Transports, Gilles de Robien, a confirmé que la participation de l’État au capital d’Air France passerait de 54,4 % aujourd’hui à « un peu moins de 20 % ». Selon le texte, les salariés d’Air France pourront acquérir jusqu’à 15 % des actions mises en vente, et la compagnie conservera son système de représentation des salariés au sein du conseil d’administration. Le capital est réparti actuellement entre l’État (54,4 %), les salariés (12,7 %) et les actionnaires privés (32,9 %). Le texte vise aussi à donner à l’entreprise des moyens juridiques pour s’assurer du maintien de sa licence d’exploitation et de ses droits de trafic pour s’opposer à une tentative de prise de contrôle hostile par un actionnaire étranger. Les groupes PS et PCF ont exprimé, en commission, leur « opposition résolue » au projet. Odile Saugues (PS) a ainsi relevé que ce texte était présenté au lendemain de l’abandon par l’État de la deuxième compagnie aérienne française, Air Lib, se déclarant « inquiète des incidences de la privatisation sur la place du transport aérien dans la politique de l’aménagement du territoire ».
L’Assemblée nationale française examine à partir de mardi le projet de loi visant à engager la privatisation d’Air France, contre lequel les groupes socialiste et communiste ont annoncé déjà un vote négatif. Approuvé en première lecture à la mi-février par les sénateurs, le texte constitue « un dispositif d’accompagnement de la privatisation » de la compagnie aérienne, selon son rapporteur Charles de Courson (UDF). Lors de son audition par la commission des Finances, le ministre des Transports, Gilles de Robien, a confirmé que la participation de l’État au capital d’Air France passerait de 54,4 % aujourd’hui à « un peu moins de 20 % ». Selon le texte, les salariés d’Air France pourront acquérir jusqu’à 15 % des actions mises en vente, et la compagnie conservera son système de représentation des...