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Bush prépare les Américains à la guerre, avec ou sans l’Onu

George W. Bush a réaffirmé jeudi soir, lors d’une conférence de presse à la Maison-Blanche, que « Saddam Hussein ne désarmait pas » et que les États-Unis l’y contraindraient par la force, même sans nouvelle résolution des Nations unies l’autorisant explicitement. « S’il nous faut agir, nous agirons. Et nous n’avons pas vraiment besoin de l’approbation des Nations unies pour le faire », a-t-il affirmé. Il a également mis le Conseil de sécurité des Nations unies devant ses responsabilités, affirmant qu’il « était temps que ses membres abattent leurs cartes et montrent au monde quelle est leur position face à Saddam ». Le président américain a cependant souligné que Washington soumettrait au vote son projet de résolution déposé avec Londres et Madrid le 24 février, même si celui-ci risquait de ne pas obtenir les neuf voix sur quinze nécessaires à son adoption ou suscitait un veto français ou russe. Le président américain s’est montré calme et déterminé, assurant que Saddam Hussein représentait une menace pour les États-Unis car il était susceptible de fournir des armes de destruction massive à des terroristes. Selon lui, si le régime irakien n’est pas désarmé, les nations libres auraient à assumer des risques « immenses et inacceptables ». Il a évoqué les attentats du 11 septembre 2001 à New York et Washington pour affirmer que son devoir « est de protéger le peuple américain ». « Je suis sérieux quand je dis que c’est la dernière phase de la diplomatie. Un peu plus de temps : Saddam Hussein a eu l’occasion de désarmer ces douze dernières années, il trompe les gens (...), il essaye de gagner du temps », a affirmé M. Bush. George W. Bush a constaté lors de la conférence l’étendue du désaccord entre son Administration d’un côté, et Paris, Moscou et Berlin de l’autre. Mais il a rappelé que « s’ils ne sont pas d’accord sur la façon dont nous traitons la question de Saddam Hussein et de ses armes de destruction massive, il n’y avait pas de désaccord quand il a fallu voter la résolution 1441, au moins dans le cas de la France. Ils se sont joints à nous pour dire que Saddam Hussein avait une dernière chance de désarmer », a-t-il lancé.
George W. Bush a réaffirmé jeudi soir, lors d’une conférence de presse à la Maison-Blanche, que « Saddam Hussein ne désarmait pas » et que les États-Unis l’y contraindraient par la force, même sans nouvelle résolution des Nations unies l’autorisant explicitement. « S’il nous faut agir, nous agirons. Et nous n’avons pas vraiment besoin de l’approbation des Nations unies pour le faire », a-t-il affirmé. Il a également mis le Conseil de sécurité des Nations unies devant ses responsabilités, affirmant qu’il « était temps que ses membres abattent leurs cartes et montrent au monde quelle est leur position face à Saddam ». Le président américain a cependant souligné que Washington soumettrait au vote son projet de résolution déposé avec Londres et Madrid le 24 février, même si celui-ci risquait de ne...