Le climat entourant le marché des changes de Beyrouth n’a subi aucun changement hier, la demande du dollar continuant de l’emporter légèrement sur l’offre très réticente de cette monnaie. Cela étant et compte tenu du maintien par la BDL de sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL, le dollar devait être invariablement fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié au haut de cette fourchette, entre 1 513,75 et 1 514,25 LL, avec un volume d’échanges de quelque 8 millions $ seulement. À l’étranger, l’euro s’est encore apprécié face au billet vert sur les marchés des changes internationaux, passant brièvement le cap de 1,10 $ comme la veille, après la décision de la BCE d’abaisser son principal taux directeur de 0,25 pt au lieu de 0,50 pt comme anticipé à 2,50 %. Au même moment, le dollar continuait à battre de l’aile face aux inquiétudes géopolitiques et économiques. À cet égard, les opérateurs se sont montrés très préoccupés par l’annonce hier que le président américain George W. Bush donnerait une conférence de presse après la clôture des marchés à la veille de la présentation par le chef des inspecteurs en désarmement de l’Onu d’un rapport crucial sur le déroulement de sa mission en Irak. Les craintes d’une guerre contre ce pays sont venues donc fragiliser un dollar affaibli par les mauvais indicateurs économiques illustrés hier par l’augmentation de 12 000 du nombre des demandeurs d’allocations chômage aux États-Unis la semaine dernière (à 430 000), témoignant de l’ampleur des suppressions d’emplois entraînées par le ralentissement conjoncturel. Dans ce contexte, l’annonce d’une hausse de 2,1 % des commandes industrielles en janvier et la révision à la hausse de la productivité aux États-Unis de 0,2 % à 0,8 % au 4e trimestre 2002 et de 0,7 % à 1,1 % en rythme annuel, son plus haut niveau depuis 1950, sont passées inaperçues. Il en est de même de la révision à la baisse de la croissance du PIB dans la zone euro à 0,2 % au 4e trimestre et à 0,8 % en 2002 au lieu d’un objectif de croissance de 1,4% ainsi que l’augmentation du nombre des chômeurs en Allemagne de 83100 personnes en février (à 4,706 millions), qui n’ont eu aucun impact négatif sur la monnaie unique. Finalement, le dollar s’est négocié à New York sur un ton faible à 1,0970 pour un euro contre 1,0965 la veille, à 1,6030 pour un sterling contre 1,6010, à 1,3340 FS contre 1,3315 et à 117,40 yens contre 117,30. En Bourse, les marchés américains se sont enfoncés dans le rouge en raison des craintes d’une guerre imminente en Irak et des mauvais chiffres du chômage aux États-Unis. De plus, l’annonce d’un net recul des ventes des grands magasins en février, bon baromètre des dépenses de consommation, a également pesé sur la cote. En clôture, Wall Street a abandonné 1,31 % à 7 673,99 pts et le Nasdaq 0,87 % à 1 302,92 pts. Les Bourses européennes ont également terminé en baisse, déçues par l’assouplissement trop timide de la politique monétaire de la BCE ainsi que par les mauvais résultats de l’assureur Aegon et de Vivendi Universal. Finalement, le CAC 40 a reperdu 0,77 % à 2 634,53 pts, l’Extra Dax 2,42 % à 2 437,51 pts et le Footsie 0,23% à 3 555,40 pts. À la Bourse de Beyrouth, le marché a été tiré vers le bas par le recul de 5 084 actions A de Solidere de 4 1/2 à 4 3/8 $ et de 59 915 actions C de la Byblos Bank de 1 15/16 à 1 3/4 $. Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le climat entourant le marché des changes de Beyrouth n’a subi aucun changement hier, la demande du dollar continuant de l’emporter légèrement sur l’offre très réticente de cette monnaie. Cela étant et compte tenu du maintien par la BDL de sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL, le dollar devait être invariablement fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié au haut de cette fourchette, entre 1 513,75 et 1 514,25 LL, avec un volume d’échanges de quelque 8 millions $ seulement. À l’étranger, l’euro s’est encore apprécié face au billet vert sur les marchés des changes internationaux, passant brièvement le cap de 1,10 $ comme la veille, après la décision de la BCE d’abaisser son principal taux directeur de 0,25 pt au lieu de 0,50 pt comme anticipé à 2,50 %. Au même...