Attendus comme les grands favoris des concours de saut à skis, individuel et par équipes, au grand tremplin (K120) des championnats du monde de ski nordique dans le Val di Fiemme, les Allemands sont restés pour la première fois depuis 1993 sans médaille mondiale. Cet échec qui a vexé les athlètes provoque perplexité et combativité chez l’entraîneur en chef Reinhard Hess, 57 ans. « Quelque chose dans le système global n’a pas fonctionné » a-t-il déclaré. « Mais est-ce que je dois prendre une corde pour me pendre ? Nous avons tant fait en 10 ans pour le saut à skis, que nous devons assumer aussi une telle situation », a-t-il plaidé. Samedi Sven Hannawald, leader de la Coupe du monde, avait terminé 7e du concours remporté par le Polonais Adam Malysz. Le lendemain, l’équipe allemande, championne olympique et victorieuse des deux Mondiaux précédents, avait échoué au pied du podium derrière la Finlande, le Japon et la Norvège. « À l’exception de Georg Spaeth, aucun autre n’a sauté dans sa forme normale dimanche », a souligné l’entraîneur. « Sven saute ici de manière trop agressive. Cela a marché tout l’hiver, pas ici. Mais on ne peut changer de technique du jour au lendemain », a tenté d’expliquer M. Hess. Le fait que les concours se soient déroulés en nocturne « n’était pas décisif », a-t-il souligné, tout comme le débat pendant la saison sur les combinaisons et les gants. En revanche, certaines nations avaient commandé des skis spéciaux pour ce tremplin, connu pour ses vents de dos. Reinhard Hess a admis aussi des erreurs de sa part dans la préparation aux Mondiaux. Contrairement à ses recommandations, Martin Schmitt, quadruple champion du monde, voulait participer au dernier concours avant les Mondiaux, disputé à Willingen (Allemagne), au lieu d’un entraînement personnalisé pour pallier son déficit athlétique après son opération en septembre. Schmitt, 21e du concours individuel, a été le plus faible du quatuor dimanche. « Martin avait des faiblesses sur le plan athlétique. On aurait pu et dû procéder différemment. Je ne suis pas parvenu à le convaincre. Il doit en tirer les leçons et moi également », a ajouté M. Hess . Sous la pression des parraineurs, des médias et de l’athlète, « une préparation classique pour des championnats du monde n’est plus possible en Allemagne », a estimé Reinhard Hess. « Déçu mais non déprimé », l’entraîneur en chef entend continuer. « Si j’avais eu l’idée (avant les Mondiaux) d’arrêter, je la jetterais aux orties aujourd’hui ». « Je ne crois pas à une longue crise », a estimé M. Hess. « Je pense que Sven Hannawald va remporter la Coupe du monde et je vais le motiver en ce sens ». Le directeur sportif de la Fédération allemande de ski (DSV), Thomas Pfueller, veut garder l’expérimenté entraîneur jusqu’au Jeux 2006 à Turin. « Je tiens fermement à Reinhard Hess et à son équipe d’entraîneurs jusqu’en 2006 », a-t-il souligné. Vendredi aura lieu le concours individuel du tremplin normal (K95).
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Attendus comme les grands favoris des concours de saut à skis, individuel et par équipes, au grand tremplin (K120) des championnats du monde de ski nordique dans le Val di Fiemme, les Allemands sont restés pour la première fois depuis 1993 sans médaille mondiale. Cet échec qui a vexé les athlètes provoque perplexité et combativité chez l’entraîneur en chef Reinhard Hess, 57 ans. « Quelque chose dans le système global n’a pas fonctionné » a-t-il déclaré. « Mais est-ce que je dois prendre une corde pour me pendre ? Nous avons tant fait en 10 ans pour le saut à skis, que nous devons assumer aussi une telle situation », a-t-il plaidé. Samedi Sven Hannawald, leader de la Coupe du monde, avait terminé 7e du concours remporté par le Polonais Adam Malysz. Le lendemain, l’équipe allemande, championne olympique et...