Les informations des SR américains ont été inutiles à l’Onu
le 24 février 2003 à 00h00
Les informations des services de renseignements américains n’ont pas fourni aux inspecteurs de l’Onu en Irak des preuves de l’existence dans ce pays d’armes de destruction massive, ont indiqué ce week-end des diplomates à Bagdad. Dans des entretiens réguliers avec des membres de la communauté diplomatique, les inspecteurs en désarmement ont laissé entendre qu’ils avaient besoin d’indications plus précises ou plus actuelles, ont ajouté ces diplomates. « Nous n’avons rien trouvé. S’il y a quelque chose, il nous faut des renseignements précis », a indiqué un inspecteur lors d’une de ces rencontres dont la teneur a été rapportée par un diplomate. « Les Américains n’ont rien donné », a constaté un autre diplomate qui commentait les propos des inspecteurs qui ont repris leur travail en Irak fin novembre. Un tabloïd britannique de gauche, le Daily Mirror, a cité samedi les propos d’un inspecteur en désarmement qui a estimé « très inexactes » les informations fournies par les États-Unis. « Ces renseignements sont indirects, périmés ou complètement faux. C’est un gaspillage de notre temps et de nos ressources », a poursuivi cet inspecteur qui a gardé l’anonymat. « Franchement, nous avons mieux à faire que de courir le pays à la recherche de soi-disant preuves », a-t-il ajouté. Depuis le début de la crise irakienne, Washington et Londres affirment que leurs services de renseignements détiennent des preuves de l’existence d’armes de destruction massive en Irak. Ils accusent le régime de Saddam Hussein de duplicité et suggèrent que les inspecteurs sont les victimes naïves de manœuvres de dissimulation de la part des responsables irakiens. Toutefois, les services américains et britanniques ont subi dernièrement quelques revers qui ont entamé leur crédibilité sur le dossier irakien. Des installations désignées par deux rapports rendus publics en septembre et en octobre par la CIA et le MI6 comme des lieux potentiels d’activités prohibées se sont révélés parfaitement innocentes. Début février, Londres a, en outre, dû reconnaître avoir présenté comme les conclusions des analystes de ses propres services de renseignements un travail académique sur l’arsenal irakien et les activités de dissimulation des services de renseignements de Bagdad. Le 14 février, le chef des inspecteurs, Hans Blix, s’en est pris à une présentation faite par le secrétaire d’État Colin Powell le 5 février, assurant que des photos satellite présentées à cette occasion ne constituaient pas des preuves.
Les informations des services de renseignements américains n’ont pas fourni aux inspecteurs de l’Onu en Irak des preuves de l’existence dans ce pays d’armes de destruction massive, ont indiqué ce week-end des diplomates à Bagdad. Dans des entretiens réguliers avec des membres de la communauté diplomatique, les inspecteurs en désarmement ont laissé entendre qu’ils avaient besoin d’indications plus précises ou plus actuelles, ont ajouté ces diplomates. « Nous n’avons rien trouvé. S’il y a quelque chose, il nous faut des renseignements précis », a indiqué un inspecteur lors d’une de ces rencontres dont la teneur a été rapportée par un diplomate. « Les Américains n’ont rien donné », a constaté un autre diplomate qui commentait les propos des inspecteurs qui ont repris leur travail en Irak fin...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.