Les Kiwis de Team New Zealand, menés 3 régates à 0 dans la Coupe de l’America à la voile, doivent trouver, et vite, une solution pour mettre fin à leur série de défaites, car il leur faut pour conserver la Cup gagner 5 des 6 régates qui restent. La victoire de SUI-64 sur NZL-82, mardi en baie d’Auckland (Nouvelle-Zélande), portant à 3-0 le score en faveur du syndicat suisse, pour la conquête de la 31e Coupe de l’America, sur le détenteur du trophée, a plongé les supporteurs de Team New Zealand dans le désarroi. « C’est comme si on réalisait qu’on n’est plus invincibles », a résumé le président de la Chambre de commerce d’Auckland, Michael Barnett. Pour la première fois, mardi soir, les gens de « TNZ », Dean Barker le skippeur en tête, ont reconnu leur faiblesse : « Notre bateau ne va pas aussi vite que nous l’espérions ». « Trois à zéro, que peut-on faire ? » titrait sur toute sa une mercredi le New Zealand Herald, en quête de remède. Des voix se sont élevées pour demander des changements dans l’équipage du bateau après les fautes tactiques évidentes qui lui a coûté deux courses. Mais le patron du défi, Tom Schnackenberg, n’a donné aucune indication allant dans ce sens et personne parmi les responsables n’a osé évoquer un remplacement de Dean Barker, en dépit de sa faible prestation. Les Néo-Zélandais considèrent en effet que ce 3-0 est plus une conséquence de la façon dont se sont déroulés les événements que due à des erreurs humaines. « Cela s’est mal passé, parce qu’à chaque fois Alinghi a fait le bon choix et que nous avons subi », résument-ils. Le patron à bord Une hypothèse de changement est, dès jeudi pour la 4e régate, la montée de Tom Schnackenberg à bord de NZL-82, pour renforcer la cellule arrière, celle qui regroupe le skippeur, le tacticien, le navigateur, laquelle décide des manœuvres et des options. Team New Zealand avait dit avant le début de la Coupe de l’America que Tom Schnackenberg pourrait être amené à naviguer. Pas question en revanche de confier la barre au Français Bertrand Pacé, le skippeur de réserve. Ce dernier ne le veut pas et considère que Dean Barker est exempt de tout reproche. Les Aucklanders, qui espèrent encore que leurs héros sont capables de gagner 5 des 6 courses restantes, redoutent maintenant que la Coupe quitte Auckland, pour laquelle une défaite aurait de sérieuses conséquences économiques : « Des milliers d’emplois de gens de mer seront menacés si TNZ perd la Coupe », a estimé le Dominion Post, journal de Wellington, citant le président de la Chambre de commerce d’Auckland, Michael Barnett. On estime à 378 millions de dollars les retombées de la victoire des Néo-Zélandais lors de leur première défense de la Cup en 1999-2000, avec la création de 10 000 emplois et des bons résultats dans l’industrie touristique. « Des milliers de jeunes ont trouvé du travail dans l’hôtellerie, le tourisme et l’industrie de marine. Si la Coupe s’en va, ils risquent d’en pâtir », a estimé Barnett. La quatrième régate est prévue jeudi à 13h15 heure locale (00h15 GMT), à moins que les forts coups de vent annoncés n’obligent les responsables à la repousser à samedi.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les Kiwis de Team New Zealand, menés 3 régates à 0 dans la Coupe de l’America à la voile, doivent trouver, et vite, une solution pour mettre fin à leur série de défaites, car il leur faut pour conserver la Cup gagner 5 des 6 régates qui restent. La victoire de SUI-64 sur NZL-82, mardi en baie d’Auckland (Nouvelle-Zélande), portant à 3-0 le score en faveur du syndicat suisse, pour la conquête de la 31e Coupe de l’America, sur le détenteur du trophée, a plongé les supporteurs de Team New Zealand dans le désarroi. « C’est comme si on réalisait qu’on n’est plus invincibles », a résumé le président de la Chambre de commerce d’Auckland, Michael Barnett. Pour la première fois, mardi soir, les gens de « TNZ », Dean Barker le skippeur en tête, ont reconnu leur faiblesse : « Notre bateau ne va pas aussi vite...