L’ancien chef du gouvernement de transition, le général Michel Aoun, a estimé hier qu’il était important de savoir jusqu’où les forces syriennes entendent se retirer et « où elles vont stationner, dans le Akkar ou en Syrie », avant d’évaluer le mouvement des troupes et de le qualifier de « redéploiement » ou de « retrait ». « À chaque fois qu’une crise régionale se profile à l’horizon, l’on assiste à un redéploiement tactique. Peut-être ont-ils besoin de troupes ailleurs... », a affirmé le général à L’Orient-Le Jour. « Mais l’essentiel n’est pas dans le retrait militaire syrien du territoire libanais. Il faut que Damas évacue le palais présidentiel de Baabda, le ministère de la Défense à Yarzé, la place de l’Étoile et le palais Bustros. Il importe peu que le territoire soit libre si les institutions et les dirigeants ne sont pas souverains », a-t-il souligné. Le général a par ailleurs estimé qu’il est facile d’invoquer les clauses de l’accord de Taëf à chaque fois qu’il est question d’un redéploiement des forces syriennes. « C’est ridicule. Pourquoi ont-ils attendu 13 ans avant d’appliquer ce document auquel ils continuent de se référer ? » s’est-il demandé. Partage-t-il le point de vue selon lesquel l’initiative constitue une offensive de charme en direction des États-Unis ? « Non. Ce petit geste ne serait pas suffisant. Les États-Unis avaient chargé la Syrie de la mission de désarmer les milices. Ce repli serait-il un geste de démission ? » s’est-il interrogé.
L’ancien chef du gouvernement de transition, le général Michel Aoun, a estimé hier qu’il était important de savoir jusqu’où les forces syriennes entendent se retirer et « où elles vont stationner, dans le Akkar ou en Syrie », avant d’évaluer le mouvement des troupes et de le qualifier de « redéploiement » ou de « retrait ». « À chaque fois qu’une crise régionale se profile à l’horizon, l’on assiste à un redéploiement tactique. Peut-être ont-ils besoin de troupes ailleurs... », a affirmé le général à L’Orient-Le Jour. « Mais l’essentiel n’est pas dans le retrait militaire syrien du territoire libanais. Il faut que Damas évacue le palais présidentiel de Baabda, le ministère de la Défense à Yarzé, la place de l’Étoile et le palais Bustros. Il importe peu que le territoire soit libre si...
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