Le Paris-SG s’est offert un répit dans sa sempiternelle crise hivernale en se qualifiant pour les quarts de finale de la Coupe de France de football grâce à son succès (1-0) arraché dimanche à Laval (L2), sur un terrain en grande partie gelé. L’entraîneur du PSG Luis Fernandez savait qu’une défaite en Mayenne pouvait déstabiliser son équipe qui restait sur deux défaites en L1 face à Bastia (1-0) et contre Montpellier (3-1 au Parc des Princes). « On ne fait pas partie des surprises (équipes de L1 éliminées par des divisions inférieures). On ne va pas faire la une des journaux et on va passer une semaine plus tranquille », souffle le technicien. Luis Fernandez reconnaît sans mal que Laval a dominé la rencontre : « Pour avoir été joueur et avoir gagné cette compétition, je peux dire que des fois, on ne mérite pas de passer et pourtant on va au bout. En championnat, on n’a pas trop de réussite, là on a eu 100 % de réussite, c’est comme ça. » Ronaldinho, champion du monde brésilien en froid avec son entraîneur, a été titularisé pour la première fois de l’année 2003, en position d’attaquant dans un 4-4-2, avant de décrocher plus en retrait en fin de match. Et « Ronnie », a délivré la passe décisive à Fabrice Fiorèse, qui a toujours marqué face à Laval (quatre buts au total), mais ne parle toujours pas à la presse. « Ronnie est en amélioration » « Ronnie est en amélioration, commente Luis Fernandez. Il a fait ce qu’on lui a demandé. Les places sont chères chez nous, mais dans notre esprit c’est un titulaire. Il a fait un bon match, il a su travailler, jouer, développer. Si à chaque fois on gagne avec une passe décisive de Ronnie, je signe tout de suite. » Au regard des difficultés du Paris-SG en championnat (9e), la Coupe de France pourrait bien être la seule façon pour les Parisiens de décrocher un ticket pour la Coupe de l’UEFA. « Les garçons ont maintenant envie de ramener cette Coupe de France, mais il ne faut pas aller trop vite. On espère juste passer au tour suivant », conclut Luis Fernandez. Le PSG avait d’ailleurs été éliminé par Lorient (alors en L1), qui avait aligné une équipe-bis, au stade des quarts de finale de cette compétition l’an passé (0-1). L’entraîneur de Laval Victor Zvunka rumine, quant à lui, sa déception : « Ça nous reste en travers de la gorge (le PSG a notamment été sauvé par deux transversales et un poteau). On les a vraiment bousculés, et on ne peut pas dire que les Parisiens ont vraiment été dangereux. Maintenant, je souhaite bon voyage au PSG pour la suite de la Coupe de France. » Lorient garde un œil jaloux sur son trophée Lorient (L2), qui s’est qualifié dimanche pour les quarts de finale de la Coupe de France de football en battant Lille (1-0), équipe de L1 mal en point, garde un œil jaloux sur son trophée, à trois étapes d’un éventuel deuxième titre d’affilée. Par cette victoire acquise in extremis (89e) sur un but opportuniste d’un ancien habitué de la D1, Patrice Loko, la formation bretonne, aux avant-postes (5e) de la L2, souligne son appétit et sa capacité à rejoindre l’élite. Lorient semble profiter de la « baraka » d’Yvon Pouliquen. Vainqueur de la Coupe de France en tant qu’entraîneur de Strasbourg (L1) en 2001 puis du club morbihannais en 2002, il est invaincu dans cette compétition depuis qu’il a débuté sa carrière d’entraîneur en novembre 2000 (14 tours au total). Même si la remontée en L1 reste la priorité du technicien finistérien et de ses joueurs, la Coupe n’est pas traitée comme un défi accessoire dans le port breton. « On a à cœur de bien figurer dans cette compétition et de conserver le trophée. On va continuer à travailler, confirme le défenseur Anthony Gauvin. Cette deuxième victoire contre un club de Ligue 1, ce qui n’est pas un exploit, nous apporte de la sérénité et de la confiance. » « Moralement, on est atteint » À Lille, l’heure est plutôt à la morosité. Les Nordistes, qui flirtent avec la zone de relégation en championnat (16e), même s’ils disposent encore d’une marge de manœuvre avec trois matchs de retard, semblent bien loin de leur bonne première moitié de saison. La désillusion est d’autant plus grande dans les rangs lillois que le match à Lorient, plutôt terne et sans rythme, notamment en première partie, a été longtemps indécis, les deux équipes peinant à s’organiser offensivement. « On s’est qualifié à la suite d’un petit match, reconnaît l’entraîneur lorientais, Yvon Pouliquen. Les deux équipes n’avaient pas envie de perdre. Cela tient à peu de choses et le match aurait pu basculer dans un camp comme dans l’autre. » De son côté, le coach lillois ne cache pas son amertume. « Ça fait mal d’être éliminé au terme d’un match équilibré où chacun a eu sa chance. Au final, ça se joue sur un coup de dé. Moralement, on est atteint », confie Claude Puel. Le directeur de jeu nordiste sait que son équipe devra « se reprendre très vite », en vue de son déplacement demain à Troyes, lanterne rouge en quête de victoire, en match en retard de la 22e journée de Ligue 1.
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