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BCE Le casse-tête se complique autour de la succession de Duisenberg

Le Néerlandais Wim Duisenberg risque de devoir rester plus longtemps que prévu à la tête de la Banque centrale européenne, en raison d’un imbroglio autour de sa succession qui s’est encore compliqué avec le procès de son successeur désigné, Jean-Claude Trichet. La décision du tribunal de Paris de renvoyer au 18 juin, c’est-à-dire plus tard que ce qui était généralement attendu, son jugement dans l’affaire des comptes du Crédit Lyonnais, a eu l’effet d’une douche froide à Francfort. M. Trichet, actuel gouverneur de la Banque de France et qui comparaît dans ce dossier, ne sera donc fixé sur son sort que trois semaines avant le départ en retraite de M. Duisenberg, prévu le 9 juillet, et deux jours tout juste avant un sommet européen en Grèce. Il risque 10 mois de prison avec sursis, peine requise par le parquet. « Cela ne se présente pas bien du tout pour M. Trichet », faisait valoir une source européenne à Bruxelles. « C’est trop juste », tranche Rainer Guntermann, économiste de Dresdner Kleinwort Wasserstein et spécialiste de la BCE. « La situation pour la France et M. Trichet s’est compliquée », ajoute-t-il, en jugeant que même en cas de relaxe, le délai serait trop bref pour lui permettre de prendre le 9 juillet les rênes de l’institut monétaire. M. Duisenberg s’est certes dit prêt s’il le faut à lui garder « la place au chaud » en restant un peu longtemps que prévu. Cette solution apparaît désormais comme la plus probable. Mais « Duisenberg ne serait sans doute prêt à le faire qu’en échange d’une assurance très claire sur la date » du passage final de témoins, affirme une source européenne à Bruxelles.
Le Néerlandais Wim Duisenberg risque de devoir rester plus longtemps que prévu à la tête de la Banque centrale européenne, en raison d’un imbroglio autour de sa succession qui s’est encore compliqué avec le procès de son successeur désigné, Jean-Claude Trichet. La décision du tribunal de Paris de renvoyer au 18 juin, c’est-à-dire plus tard que ce qui était généralement attendu, son jugement dans l’affaire des comptes du Crédit Lyonnais, a eu l’effet d’une douche froide à Francfort. M. Trichet, actuel gouverneur de la Banque de France et qui comparaît dans ce dossier, ne sera donc fixé sur son sort que trois semaines avant le départ en retraite de M. Duisenberg, prévu le 9 juillet, et deux jours tout juste avant un sommet européen en Grèce. Il risque 10 mois de prison avec sursis, peine requise par le...