Paraguay Le président Macchi échappe à sa destitution par le Sénat
le 13 février 2003 à 00h00
Le président du Paraguay, Luis Gonzalez Macchi, a échappé à sa destitution par le Sénat pour corruption et mauvaise gestion, seulement 25 parlementaires se prononçant pour sa mise à l’écart alors qu’une majorité des deux tiers, soit 30 votes, était nécessaire. La destitution devait être approuvée par 30 des 44 sénateurs en fonction, le 45e n’ayant pas encore prêté serment depuis son élection. À l’issue d’une session extraordinaire ouverte au public et qui a duré neuf heures et demie, 25 ont voté en faveur de la destitution, 18 contre et un s’est abstenu. La décision ne peut faire l’objet de recours. La procédure en destitution, décidée le 5 décembre 2002 par la Chambre des députés, avait débuté le 23 janvier avec la présentation de l’acte d’accusation par une délégation de quatre parlementaires, puis la plaidoirie le 29 janvier et l’exposé des ultimes arguments des parties le 6 février. M. Gonzalez Macchi, 55 ans, était accusé du détournement de 16 millions de dollars (environ autant d’euros) de la Banque centrale sur un compte particulier aux États-Unis. Il était aussi dénoncé pour l’achat par la présidence d’une limousine blindée volée au Brésil pour un montant de 80 000 dollars, d’irrégularités dans la tentative de privatisation de la compagnie nationale de télécommunications ainsi que de « terrorisme d’État » contre deux militants de gauche torturés par les forces de sécurité. Membre du parti Colorado (conservateur), au pouvoir depuis plus d’un demi-siècle au Paraguay, M. Gonzalez Macchi avait été désigné chef de l’État le 28 mars 1999, en sa qualité de président du Sénat, pour terminer jusqu’au 15 août 2003 le mandat de Raul Cubas, contraint à la démission après l’assassinat du vice-président de l’époque, Luis Maria Argana.
Le président du Paraguay, Luis Gonzalez Macchi, a échappé à sa destitution par le Sénat pour corruption et mauvaise gestion, seulement 25 parlementaires se prononçant pour sa mise à l’écart alors qu’une majorité des deux tiers, soit 30 votes, était nécessaire. La destitution devait être approuvée par 30 des 44 sénateurs en fonction, le 45e n’ayant pas encore prêté serment depuis son élection. À l’issue d’une session extraordinaire ouverte au public et qui a duré neuf heures et demie, 25 ont voté en faveur de la destitution, 18 contre et un s’est abstenu. La décision ne peut faire l’objet de recours. La procédure en destitution, décidée le 5 décembre 2002 par la Chambre des députés, avait débuté le 23 janvier avec la présentation de l’acte d’accusation par une délégation de quatre...
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