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Le débat sur le découpage électoral pourrait être relancé bientôt

C’est en principe dans le courant de ce mois que la commission, formée par le ministère de l’Intérieur en vue d’examiner les différentes propositions de loi électorale, devrait remettre son rapport. Le débat sur ce dossier pourrait par conséquent être relancé bientôt. Cette question a été abordée, il y a quelques jours, par M. Hussein Husseini à la LBC. L’ancien chef du Législatif avait notamment souligné que le point de départ d’une réforme politique et d’une restructuration du pouvoir central au Liban devrait être l’élaboration d’une nouvelle loi électorale juste et équilibrée, passage obligé pour la concrétisation de la clause de l’accord de Taëf stipulant que « tout pouvoir qui irait à l’encontre de la formule de coexistence (intercommunautaire) serait illégitime ». Le président Husseini estime sur ce plan que la refonte du pouvoir politique sur base d’une nouvelle loi électorale permettrait de redonner un souffle nouveau à la vie parlementaire. Le jeu démocratique aurait alors pour limites celles du droit des minorités. Pour le député de Baalbeck-Hermel, l’idéal serait de revenir à la situation des deux blocs parlementaires, comme ce fut le cas lorsque la Chambre était pratiquement partagée entre le Bloc national et le Destour. M. Husseini prône à cette fin l’adoption d’un système de vote axé sur la proportionnelle, le scrutin devant être organisé à l’échelle du mohafazat, compte tenu du fait que la répartition des sièges devrait respecter les impératifs de l’équilibre confessionnel. La Ligue maronite, pour sa part, a défini sa vision de la loi électorale susceptible d’assurer une représentation juste de toutes les communautés du pays. Elle insiste à ce propos sur le fait que le principe de la démocratie du nombre ne saurait être agréé au Liban, en raison du caractère pluraliste et communautaire du tissu social libanais et rappelle que cette perception de la réalité libanaise avait été défendue fermement par cheikh Mohammed Mehdi Chamseddine à la fin de sa vie. À la lumière de cette réalité, la Ligue maronite met l’accent sur la nécessité de revenir au caza pour le découpage des circonscriptions électorales. Les responsables de la Ligue soulignent que pour qu’un candidat soit réellement connu de l’électorat, il est impératif d’opter pour une circonscription restreinte, telle que le caza. Le Forum de l’action nationale, présidé par l’ancien Premier ministre Sélim Hoss, préconise, quant à lui, l’adoption d’un système mixte : l’organisation d’élections à l’échelle d’une circonscription unique, sur base du mode de scrutin proportionnel, parallèlement à un scrutin qui serait organisé à l’échelle de circonscriptions restreintes. Ce système hybride offrirait l’avantage, selon le groupement de M. Hoss, d’obtenir une représentation des grands courants politiques présents sur la scène locale ainsi qu’une représentation équitable des communautés et des minorités confessionnelles. Une telle formule est appliquée, à titre d’exemple, en Allemagne où la moitié des députés est élue à l’échelle de circonscriptions restreintes et l’autre moitié à l’échelle de circonscriptions élargies. Le débat sur le découpage électoral pourrait donc être rouvert, une fois de plus, dans un proche avenir. Et de l’avis de nombre d’observateurs, le règlement ou non de la profonde crise politique, qui ébranle le pays depuis plus d’une décennie, dépendra de l’issue d’un tel débat. Émile KHOURY
C’est en principe dans le courant de ce mois que la commission, formée par le ministère de l’Intérieur en vue d’examiner les différentes propositions de loi électorale, devrait remettre son rapport. Le débat sur ce dossier pourrait par conséquent être relancé bientôt. Cette question a été abordée, il y a quelques jours, par M. Hussein Husseini à la LBC. L’ancien chef du Législatif avait notamment souligné que le point de départ d’une réforme politique et d’une restructuration du pouvoir central au Liban devrait être l’élaboration d’une nouvelle loi électorale juste et équilibrée, passage obligé pour la concrétisation de la clause de l’accord de Taëf stipulant que « tout pouvoir qui irait à l’encontre de la formule de coexistence (intercommunautaire) serait illégitime ». Le président...