Pour protéger les astronautes des énormes températures générées lors du retour sur Terre, les navettes spatiales sont équipées d’un revêtement thermique ultrasophistiqué : 20 000 tuiles en alliage composite, situées sous le nez et le ventre et capables d’absorber des températures de 1 650 degrés. En pénétrant dans l’atmosphère à plus de 27 000 km/h, la navette s’échauffe considérablement à la faveur des frottements avec les couches d’air. Durant plus de trente minutes, les astronautes deviennent des passagers dans un « grille-pain avec des ailes », selon l’expression d’un scientifique. À ce stade, le sort de la navette et de son équipage repose entièrement sur la résistance du « bouclier thermique », reconnaissable à sa couleur noire qui tranche avec le fuselage blanc en aluminium et graphite d’époxy. L’extrémité du nez et le bord des ailes sont recouverts d’un revêtement composite spécial en graphite carbone-carbone renforcé (RCC), capable de subir une température de plus de 1 260 degrés Celsius et pouvant aller jusqu’à 1 650 degrés. Des tuiles noires dites « d’isolation de surface à haute température » (HRSI) sont utilisées pour protéger l’avant du ventre. D’une épaisseur variant de 2,5 cm à 12,5 cm et de 15,2 cm de côté, elles sont composées de fibres de silice très pures (99,8 %) rigidifiées par un liant en céramique. Elles sont recouvertes d’une pâte thermoprotectrice. Une version moins épaisse et plus petite de ces tuiles (LRSI) est également utilisée. Au fil des ans, un autre type de tuiles (AFRSI) a encore été mis au point. Plus légères, plus durables et plus faciles à remplacer, elles ont été installées sur les parties les moins soumises aux élévations de températures (moins de 650 degrés), c’est-à-dire le reste du fuselage et des ailes, ainsi que la dérive verticale. Ces tuiles sont chargées de protéger le fuselage qui, dans tous les cas, ne peut supporter des températures de plus de 175 degrés. Le point le plus critique de la rentrée dans l’atmosphère est atteint vers l’altitude de 60 km – celle de la navette Columbia lorsqu’elle s’est désintégrée samedi matin au-dessus du Texas – lorsque les températures atteignent leur point maximum à plus de 1 600 degrés.
Pour protéger les astronautes des énormes températures générées lors du retour sur Terre, les navettes spatiales sont équipées d’un revêtement thermique ultrasophistiqué : 20 000 tuiles en alliage composite, situées sous le nez et le ventre et capables d’absorber des températures de 1 650 degrés. En pénétrant dans l’atmosphère à plus de 27 000 km/h, la navette s’échauffe considérablement à la faveur des frottements avec les couches d’air. Durant plus de trente minutes, les astronautes deviennent des passagers dans un « grille-pain avec des ailes », selon l’expression d’un scientifique. À ce stade, le sort de la navette et de son équipage repose entièrement sur la résistance du « bouclier thermique », reconnaissable à sa couleur noire qui tranche avec le fuselage blanc en aluminium et graphite...
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