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Divergences entre les deux chefs des inspecteurs en désarmement

Des divergences sont apparues lundi devant le Conseil de sécurité entre Hans Blix et Mohammed el-Baradei, les chefs des inspecteurs du désarmement de l’Irak, mais des responsables de l’Onu et des diplomates se sont efforcés mardi de les atténuer. Outre une différence générale dans le ton des rapports – plutôt sévère pour le premier et optimiste pour le second –, les jugements du directeur exécutif de la Commission de contrôle, de vérification et d’inspection des Nations unies (Cocovinu) et du directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) divergent clairement sur l’interprétation à donner de la découverte au domicile d’un chercheur irakien de 3 000 pages de documents touchant au domaine de l’enrichissement de l’uranium par laser. « La découverte d’une boîte contenant quelque 3 000 documents, lors d’une récente inspection du domicile d’un scientifique (...), soutient une inquiétude, qui n’est pas nouvelle, sur le fait que des documents aient pu être éparpillés dans les domiciles de personnes privées », a écrit M. Blix dans son rapport. M. el-Baradei a pour sa part expliqué au Conseil de sécurité, selon un diplomate, que ces pages « étaient des documents de recherche ou de cours, des notes personnelles ». Des différences d’appréciation qui ont été largement exploitées par les différentes capitales. « Dans une arène publique comme le Conseil de sécurité, la plus petite apparente division peut grandir hors de toute proportion », explique un responsable de l’Onu, alors qu’un diplomate préfère évoquer une « confusion » dans la présentation des rapports. « MM. el-Baradei et Blix travaillent pour deux maîtres différents et ils ont des mandats différents », ajoute ce responsable onusien sous le couvert de l’anonymat. M. el-Baradei – qui a une dizaine d’inspecteurs sur le terrain – est en charge du dossier nucléaire en raison de sa position de directeur exécutif de l’AIEA, poste auquel il a été nommé pour 4 ans par le Conseil des gouverneurs de cette agence de l’Onu. M. Blix, pour sa part, a été nommé par le Conseil de sécurité à la tête de la Cocovinu pour superviser les dossiers chimique, biologique et balistique du désarmement de l’Irak et il dispose en Irak d’une centaine d’inspecteurs. « El-Baradei a de la chance d’avoir une mission très bien centrée qui est de s’assurer que les Irakiens ne reprennent pas le programme nucléaire qui a été démantelé avant 1998, ce n’est pas le cas de Blix dont le mandat est beaucoup plus large et moins bien défini », ajoute ce responsable.
Des divergences sont apparues lundi devant le Conseil de sécurité entre Hans Blix et Mohammed el-Baradei, les chefs des inspecteurs du désarmement de l’Irak, mais des responsables de l’Onu et des diplomates se sont efforcés mardi de les atténuer. Outre une différence générale dans le ton des rapports – plutôt sévère pour le premier et optimiste pour le second –, les jugements du directeur exécutif de la Commission de contrôle, de vérification et d’inspection des Nations unies (Cocovinu) et du directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) divergent clairement sur l’interprétation à donner de la découverte au domicile d’un chercheur irakien de 3 000 pages de documents touchant au domaine de l’enrichissement de l’uranium par laser. « La découverte d’une boîte...