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Des compromis douloureux s’imposent au Shinouï(photo)

Le Shinouï, jusqu’alors une petite formation marginale de centre droit, a soudain acquis un rôle clé et la possibilité de devenir un parti de gouvernement, mais il devra pour cela faire des compromis douloureux sur ses principes. Cette formation laïque dirigée par Tommy Lapid, 71 ans, a en effet enregistré un résultat spectaculaire aux élections législatives israéliennes en triplant quasiment ses forces, obtenant 15 sièges contre 6 dans la Knesset (formée de 120 sièges) sortante. M. Sharon a appelé à la formation d’un cabinet d’union nationale sur la base la plus large possible, de loin préférable, selon lui, à la formation d’un gouvernement de droite. Or, tout au long de sa campagne, M. Lapid avait obstinément refusé l’idée de siéger au sein d’un même gouvernement avec les ultraorthodoxes du Shass, ses ennemis jurés, auxquels il a ravi la place de troisième force politique du pays. Le Shinouï a mené campagne pour une séparation entre l’État et la religion et contre les privilèges exorbitants arrachés par les juifs religieux orthodoxes tels que l’exemption du service militaire, les exonérations fiscales, les subsides de l’État. M. Lapid préconisait la constitution d’un « gouvernement d’union nationale laïc » dirigé par M. Sharon, excluant toute participation des formations religieuses juives orthodoxes et tablant sur un ralliement des travaillistes, une option à laquelle M. Mitzna s’oppose farouchement. « Pour lui (M. Lapid), accepter aujourd’hui de rallier un gouvernement d’union nationale aux côtés du Shass équivaudrait à un suicide politique », estime le professeur Asher Arian, du département de sciences politiques de l’Université de Haïfa. Au lendemain même de ses bons résultats, M. Lapid semblait toutefois avoir mis de l’eau dans son vin. Il a affirmé à la radio publique israélienne qu’il accepterait momentanément de siéger aux côtés du Shass dans un éventuel « cabinet d’urgence nationale ».« Si un tel cabinet d’urgence nationale devait être formé (par M. Sharon), le Shinouï pourrait y siéger pour une durée limitée », a-t-il déclaré.
Le Shinouï, jusqu’alors une petite formation marginale de centre droit, a soudain acquis un rôle clé et la possibilité de devenir un parti de gouvernement, mais il devra pour cela faire des compromis douloureux sur ses principes. Cette formation laïque dirigée par Tommy Lapid, 71 ans, a en effet enregistré un résultat spectaculaire aux élections législatives israéliennes en triplant quasiment ses forces, obtenant 15 sièges contre 6 dans la Knesset (formée de 120 sièges) sortante. M. Sharon a appelé à la formation d’un cabinet d’union nationale sur la base la plus large possible, de loin préférable, selon lui, à la formation d’un gouvernement de droite. Or, tout au long de sa campagne, M. Lapid avait obstinément refusé l’idée de siéger au sein d’un même gouvernement avec les ultraorthodoxes du Shass,...