À la demande d’Ariel Sharon, les États-unis ont accepté de geler jusqu’aux élections législatives israéliennes toutes les négociations relatives au plan de résolution du conflit israélo-palestinien établie par le quartette (Onu Russie, États-Unis et UE) : la feuille de route. Un texte qui prévoit essentiellement un règlement de paix en trois phases aboutissant à la création d’un État palestinien d’ici à 2005. Au lendemain du scrutin, peut-on espérer que ce plan retrouve sa place au centre des débats ? La question est ouverte car Ariel Sharon n’a jamais caché son opposition à ce plan. Une position qu’il a réaffirmée dans les colonnes de l’hebdomadaire Newsweek cette semaine : « Oh, le quartette, ce n’est rien ! », a déclaré le Premier ministre sortant avant d’ajouter : « Ne prenez pas ça au sérieux! Il y a (un autre) plan qui va marcher. » Les tentatives d’Ariel Sharon d’atténuer l’impact négatif de ses propos n’ont pas suffi à rassurer les Palestiniens. Réagissant à ces déclarations, le négociateur en chef palestinien Saëb Erakat notait que M. Sharon « rejetait ainsi la feuille de route après avoir prétendu vouloir seulement différer sa réponse » jusqu’après les législatives israéliennes et appelait « les États-Unis et la communauté internationale à prendre position face au refus de Sharon ». M. Sharon, qui a des réserves sur le document, affirmait jusqu’à présent qu’il pouvait « s’accommoder » de la feuille de route tant qu’elle exige des Palestiniens de prendre des « mesures concrètes » pour mettre fin à la violence. Pour Alain Dieckhoff, il est essentiel que le quartette « rende publique dès février la feuille de route dans l’état où elle était fin décembre ». Une publication officielle « aura au moins le mérite de contraindre M. Sharon à annoncer clairement sa position par rapport à ce plan ». La grande inconnue demeure toutefois la position américaine sur le sujet. « Celle-ci dépendra de divers facteurs, de la crise irakienne bien sûr, mais aussi de la volonté de Washington de rouvrir une logique politique sur le volet irrésolu-palestinien ». « Trop de questions sont encore en suspens pour se prononcer sur l’avenir de la feuille de route », conclut-il. E.S.
À la demande d’Ariel Sharon, les États-unis ont accepté de geler jusqu’aux élections législatives israéliennes toutes les négociations relatives au plan de résolution du conflit israélo-palestinien établie par le quartette (Onu Russie, États-Unis et UE) : la feuille de route. Un texte qui prévoit essentiellement un règlement de paix en trois phases aboutissant à la création d’un État palestinien d’ici à 2005. Au lendemain du scrutin, peut-on espérer que ce plan retrouve sa place au centre des débats ? La question est ouverte car Ariel Sharon n’a jamais caché son opposition à ce plan. Une position qu’il a réaffirmée dans les colonnes de l’hebdomadaire Newsweek cette semaine : « Oh, le quartette, ce n’est rien ! », a déclaré le Premier ministre sortant avant d’ajouter : « Ne prenez pas ça...
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